L'ANCIEN REGIME
LA MONARCHIE FRANCAISE D'ANCIEN REGIME
Henri IV 1553, roi de 1589 à 1610, époux de Marie de Médicis, protestant qui se convertit au catholicisme. Il prend comme ministre Sully pacifique à l'intérieur comme à l'extérieur. Il acquiert une grande popularité en favorisant la reconstruction économique de la France. Il meurt assassiné par Ravaillac. Il pousse Champlain à fonder le Québec.
Louis XIII 1601, roi de 1610 à 1643, époux d'Anne d'Autriche. Dominé par sa mère, qui assure la régence puis par son ministre le cardinal de Richelieu. Celui-ci impose l'autorité royale aux protestants (siège de la Rochelle), aux nobles (destruction des chateaux-forts) et même à la famille royale. (voir les trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas).
Louis XIV 1638, roi de 1643 à 1715, époux de Marie-Thérèse d'Espagne. La régence de sa mère et de son ministre le cardinal Mazarin est troublée par la révolte de Paris et de la noblesse (la Fronde). En 1660, il règne seul avec ses ministres Colbert (à l'intérieur) et Louvois (à la guerre) et s'installe bientôt à Versailles. Il conquiert la Franche-Comté, l'Artois, le Roussillon, la Flandre. Il est célèbre pour son amour du luxe, des femmes (mademoiselle de la Valière, madame de Montespan, madame de Maintenon) et de la religion royale.
Louis XV 1710, roi de 1715 à 1774, époux de Marie Leczinska.
Louis XVI 1754, roi de 1774 à 1792, époux de Marie-Antoinette. Ses ministres Turgot, Necker et Calonne essaient de réformer le pays en vain. Ruinée par la guerre d'Amérique et par la crise économique, la monarchie doit convoquer les Etats Généraux en mai 1789, qui marqueront la chute de la féodalité d'abord (nuit du 4 Août 89), puis la chute de la monarchie.
La famille des Bourbons a occupé aussi au XVIII siècle les trônes d'Espagne et de Parme en Italie. Le roi vit au milieu de sa cour à Versailles ou a Fontainebleau dans une vie fastueuse dominée et réglée par l'étiquette. Il gouverne avec des ministres ou des secrétaires d'état et avec un conseil. Il est représenté par des intendants dans les provinces. Le gouvernement est efficace et dur, mais la noblesse veut garder ses privilèges. La bourgeoisie est toujours plus ambitieuse et critique et le peuple se révolte souvent (émeutes).
La France s'impose en Europe (surtout par sa civilisation) mais elle ne peut garder son empire colonial. Le Québec (de Montcalm) et l'Inde (Dupleix) sont perdus en 1763. Elle ne conserve finalement que les Antilles (Martinique, Guadeloupe et Saint-Domingue).
LA SOCIETE FRANCAISE DE L'ANCIEN REGIME
La France était le pays le plus peuplé d'Europe, passant de 15 à 25 millions d'habitants au XVII siècle. Il faut néanmoins distinguer entre le XVII siècle période de misère, de famines, de guerres et d'épidemies (pestes) et le XVIII siècle plus agréable, sans guerres ni grand malheur, qui permit un net enrichissement du pays.
Les différentes classes sociales:
La noblesse se caractérise par ses seigneuries (Michel Eyquem, seigneur de Montaigne devient ainsi Michel Eyquem de Montaigne et même Michel de Montaigne. La particule "de" est le signe visible et officiel de la noblesse. Dans sa seigneurie, le noble a un château et reçoit des paysans les droits féodaux, comme droit de location de la terre. Parfois la seigneurie n'est que théorique ou très réduite. La noblesse se veut riche, car elle n'a pas le droit de travailler de ses mains, de se fatiguer et d'obéîr a un patron autre que le roi. Elle se veut puissante puisque en théorie elle seule approche le roi qui lui réserve les hautes fonctions politiques, administratives, militaires et religieuses. On distingue la haute noblesse, vivant à la cour, très riche et très puissante (Rohan, Montmorency, Polignac, Condé, Lamballe, Conti, Richelieu) généralement "frondeuse" et très avide de pouvoirs même au détriment du roi (d'où les troubles à la mort d'Henri IV, à la mort de Louis XIII et les intrigues du XVIII siècle) de la noblesse "crottée" de province, pauvre et de ce fait plus cupide que prodigue. On distingue aussi la noblesse d'épée, ancienne, très portée sur le métier des armes et la noblesse de robe, plus récente surtout portée sur la magistrature, les cours de justice (Parlements) et l'administration. On distingue aussi les ducs, les marquis, les contes et les barons.
La bourgeoisie est une classe de citadins (bourgs) riches (ils travaillent beaucoup même s'ils refusent eux aussi les métiers "vils" et pénibles. Généralement ils préfèrent le droit, l'administration et la justice aux métiers du commerce et de l'industrie. Ils adorent posséder des terres et sont très ambitieux pour dominer les paysans, le peuple des villes mais aussi l'Etat au détriment de la noblesse qu'ils jalousent et qu'ils critiquent pour son inutilité et sa cupidité. Les petits propriétaires fonciers représentent la base même de la société française et en seront toujours l'idéal. Encore faut-il avoir assez de terres, mais aussi assez de production pour pouvoir vendre.
Le peuple est composé de paysans sans terre ou de manoeuvriers travaillant de leurs mains pour les autres. Victimes des mauvaises récoltes et des guerres, ils sont les premiers atteints par les épidémies et la misère, devenant alors mendiants et s'il le faut révoltés..("émotions populaires"très nombreuses surtout au XVII siècle)
Une société très chrétienne:
Les juifs et les protestants sont peu nombreux et dans l'obligation de rester "discrets." Le pays est donc presque en totalité catholique. Le clergé catholique est très nombreux et très puissant. On distingue le haut clergé (archevêques et évêques) du bas clergé (curés et vicaires de paroisses; le clergé séculier (prêtres vivant dans le "siècle") du clergé régulier (moines et religieuses vivant selon une règle en communautés). Les couvents sont très nombreux et généralement très riches (à la campagne les bénédictins, les cisterciens ou trappistes, a la ville les ordres dits mendiants des franciscains et des dominicains et les ordres enseignants comme les jésuites ou les oratoriens). Les fidèles assistent régulièrement à la messe, aiment les processions et les pélérinages, mêlant la foi religieuse et les pratiques plus ou moins magiques. Le grand souci est de mourir chrétiennement et d'être enterré religieusement. On lie morale et religion, et les philosophes du XVIII siècle auront beaucoup de mal à établir la distinction. L'athéisme est aussi rare que dangereux et les libertins restent limités en nombre et en influence. Le milieu du XVII siècle fut une grande période religieuse avec de grandes figures comme le célèbre et charitable Saint Vincent de Paul. Les jansénistes insistèrent sur la misère de l'homme pécheur face à Dieu mais les jésuites et la majorité de l'Eglise de France refusèrent de les suivre. Au XVIII siècle, l'Eglise ne sut ni ne pu résister à la philosophie des lumières.
La vie sociale:
L'individualisme n'existe guère. Chacun appartient à un ou à plusieurs groupes.
La famille est très importante avec tous les cousins et parents. Ce sont les hommes qui tiennent la famille. Les femmes quittant celle de leurs parents pour aller dans celle de leur mari (avec généralement une dot). Le grand souci est d'assurer la continuité de la famille (d'ou la nécessité d'avoir beaucoup d'enfants surtout des garçons) et le progrès de sa richesse transmise de génération en génération. De ce fait les riches restent riches et les pauvres aussi. Aucune promotion sociale n'est possible.
On relève aussi d'un village avec son histoire, son église, ses biens communaux et aussi ses costumes.
Enfin, on relève d'une province elle aussi avec son histoire, ses coutumes et souvent son "patois".
On aime se rencontrer en confréries religieuses, en sociétés savantes, en salons, en réceptions mondaines mais aussi en fêtes populaires mêlées de chants et de danses.
En ce qui concerne la santé, la malpropreté est générale et source de bien des maladies comme la mauvaise alimentation (très déséquilibrée avec beaucoup de farineux et peu de viande, de grandes périodes d'austérité entrecoupées de "goinfreries." Le XVIII siècle voit quelques améliorations mais limitées aux classes supérieures (progrès des fruits, du sucre et des viandes).
La mortalité est très forte, car les épidemies sont importantes frappant surtout les enfants en bas âge. La mortalité était environ de 25 à 30 morts par an sur 1000 habitants soit une espérance moyenne de vie de 30 ans pour les hommes et 35 pour les femmes (mais en fait elle était supérieure puisque deux enfants sur trois mouraient avant un an). Il faudra attendre le XVIII siècle pour voir la disparition de la peste et l'apparition de l'inoculation et de la vaccination antivariolique. Pour équilibrer cette forte mortalité, il faut beaucoup d'enfants, de ce fait les célibataires sont mal considérés et les gens se marient très jeunes. Les femmes ont ainsi des enfants dès 18-20 ans.
L' EUROPE DES LUMIERES
LES ARTISANS DU SIECLE:
Pierre le Grand, tsar de Russie. Fondateur de St Pétersbourg, prend aux Suédois les cotes orientales de la Baltique.
Charles VII, roi de Suède : adversaire de la Russie-Pologne -Danemark
Catherine II, tsarine, alliance avec la Prusse et l"Autriche (reoit la partie orientale de la P{ologne) (L"Hermitage)
Marie-Thérèse d'Auriche, impératrice d'Autriche, épousa François de Lorraine. La pragmatique sanction lui permit de regner ce qui déclancha la guerre de succession d'Autriche + guerre de 7 ans. (Schoenbrun)
Frédérique II, roi de Prusse, envahit la Silésie (guerre de 7 ans = coalition de la France + Autriche + Russie contre Prusse + Angleterre. (Sans Soussi)
Louis XV, roi de France + Madame de Pompadour