La littérature française apparait avec la généralisation de la langue française, dérivée du latin vulgaire. L'ancien français par son vocabulaire, sa grammaire et ses variétés locales est difficile à comprendre, car le français moderne est né seulement au XVI siècle et ne fut codifié qu'au début du XVII siècle.
La littérature n'a pu s'épanouir qu'avec l'apparition de gens capables d'écrire et d'autres capables de lire, donc à partir d'une certaine généralisation de la culture limitée à la noblesse, au clergé et à la bourgeoisie après le XII siècle.
La littérature est liée aussi à la société de l'époque, la foi chrétienne explique l'importance des sentiments chrétiens (souci de mourir en paix avec Dieu et de racheter ses péchés) ou même des spectacles chrétiens (ainsi le succès des mystères, première forme de théatre)
La noblesse et la brutalité des moeurs explique aussi le goût pour les récits de batailles, les violences. Le héros est souvent un chevalier pieux et courageux qui combat d'affreux ennemis ou des monstres (Roland, Lancelot, Perceval) Les prêtres et les princes favorisent les récits historiques pour fortifier leurs pouvoirs ( Ce sont les chroniqueurs: Villehardouin raconte l'histoire des croisades , Joinville celle de Saint Louis et Commynes celle de Louis XI, Froissart celle de la guerre de Cent ans.
Peu à peu on voit se développer:
La chanson de geste: grand poème épique (c'est à dire sur un sujet héroïque) très à la mode aux XI et XII siècles, qui était souvent récité en public pour magnifier de grands personnages historiques - ainsi la chanson de Roland
Le lai: poème narratif sur une histoire d'amour émouvante et merveilleuse, dans un monde souvent mystérieux - ainsi les lais de Marie de France.
Les troubadours: poète souvent errant qui compose et chante des récits d'amour (soit en allant d'un château à l'autre, soit fixé dans une seule cour).
Les fabliaux: petit récit réaliste prêtant à rire pour se distraire ou pour servir à l'éducation morale.
Les mystères: spectacle religieux emprunté à la Bible ou à la vie des saints (on parle alors de "miracle") joué dans les églises ou devant leurs facades pour l'édification des fidèles.
La farce: première forme du théatre comique, pièce réaliste et familière (ainsi La farce de Maître Pathelin).
La pastourelle: chanson d'amour (soit disant d'un chevalier pour une bergère)/ rondeau, ballade, virelai: poèmes aux rimes règlementées.