LES "LUMIERES"
Ces lumières sont les philosophes.
- Ils aiment la raison.
- Ils critiquent l'autorité et la tradition
sur le plan humain
sur le plan de la société (dénonciation
des inégalités et des privilèges non mérités)
sur le plan politique (dénonciation des
abus et des incapacités, revendication de la liberté.
- Ils n'hésitent pas à critiquer Dieu
et l'Eglise (ils refusent de lier la morale et la religion. Ils demandent
une religion simple et naturelle et plus de tolérance.
- Les philosophes aiment observer la nature (les
animaux, les plantes, les montagne) mais surtout les hommes dans leur
vie de tous les jours (comme le montre le peintre Chardin).
- Ils mettent l'histoire à la mode,
mais surtout les voyages et l'on trouve que plus on est loin des villes,
plus l'homme est meilleur Ainsi en Chine, en Océanie, en Amérique
ou dans les Alpes on trouve pleins de "bons sauvages". On s'interesse
aux récits des voyageurs (voir le Supplément au Voyage de Bougainville)
- Les philosophes aiment la science pour sa logique.
Ils aiment les techniques
(l'Encyclopédie révèle toutes les techniques possibles) la physique, qui explique
le monde, et l'électricité mystérieuse, ainsi que les
premières expériences aéronotiques des frêres Mongolfier
On pense que la science va apporter le bonheur
et la paix universelle. C'est un siècle plein de confiance
et d'optimisme.
L'art lui-même
se veut scientifique et mathématique, simple, géométrique
et rigoureux, mais la mode est toute autre( coiffure
par le sculpteur Houdon)
Le XVIII siècle marque la joie et le bonheur
de vivre.
Dans l'ensemble la France connait la
paix. Il
y a relativement peu de
guerre et de la
croissance économique, d'où l'idée du bonheur et de
luxe à portée de main .
- On découvre que la vie est faite pour le bonheur
et non pour la souffrance.
- On aime la conversation, les rencontres, les salons,
les cafés, les clubs et les sociétés savantes.
- On recherche le plaisir et le confort. Les appartements sont plus petits, plus intimes, plus agréables et plus gais. On fait
la fête. On fait la cuisine et invente des nouveaux plats. On s'amuse de tout en particulier de l'amour.
- On develope la frivolité et la mondanité,
ce qui se manifeste dans l'art par les peintures gracieuses de Watteau
mais
surtout de Boucher et de Fragonard, par les petits meubles et le developpement
des petits objets.
- On aime le rire (tous les portraits du XVIII siècle
sourient) et les agréables décors rococo.
Peu à peu une évolution s'amorce
- Après trop de raison, on redécouvre les
sentiments, l'émotion, les pleurs.
- Après trop de confiance on se pose des questions
sur la mort, sur la nécessité du savoir, on devient mélancolique.
- Après trop de rococo, on préfère
la simplicité et la nature (goût des jardins anglais et de la
campagne, qui se manifeste même à Versailles avec le Petit Trianon et Le Hameau de Marie-Antoinette.
Ainsi progressivement le rococo a fait place au style
néoclassique et bientôt après aux premiers signes
du romantisme.