Personnages Principaux
Narration du film:
PARIS AU PRINTEMPS 1794 (L'AN II DE LA REPUBLIQUE)
Il ya des contrôles partout dans Paris. Il faut tout vérifier
sans pitié.Danton rentre de la campagne. De son carrosse il regarde
la guillotine qui est au centre de Paris, sur la place de grève ( future place
de la Concorde)
Le petit frère de la servante de Robespierre récite les articles de la déclaration de droits de l'homme. Robespierre se réveille dans sa chambre.
C'est la disette à paris et les gens font la queue pour acheter du pain.
Quand on leur dit qu'il n'y en a plus, ils grondent « la guerre n'explique
pas tout » Quelques-uns
pensent que le manque de pain est un complot des ennemis du gouvernement.
D'autres pensent que c'est un complot du gouvernement. Ils sont tous d'accord
pour dire
que le pouvoir est corrompu.
Quand le peuple reconnaît Danton dans son carrosse tout le monde crie « Vive
Danton ! » Tout le monde s'approche de lui. Robespierre regarde par
la fenêtre.
Saint-Just vient chez Robespierre et lui lit L'ami de peuple. Le journal
dénonce
les comités dont Robespierre et Saint-Just font partie. Le journal
est toujours à l'imprimerie, et Robespierre envoie Saint-Just pour
le saisir.
A l'imprimerie, les fenêtres et les machines sont détruites. Camille
Desmoulins proteste et dit « Arrêtez-moi. » Mais les soldats
n'ont pas l'ordre de l'arrêter. Desmoulins est un ami de Robespierre
depuis l'enfance, alors il est protégé.
Saint-Just dit que Danton est revenu. Il dit qu'il prépare un coup et
que Desmoulins appelle le peuple contre les comités. Saint-Just pense
qu'il faut envoyer Danton à la guillotine tout de suite pour le bien
de la République. Robespierre dit non. parce que Danton est une idole.
Saint-Just pense que quelqu'un doit être coupable--si ce n'est pas Danton,
c'est Desmoulins. Robespierre répond que Danton pousse Desmoulins à attaquer
les comités. Robespierre dit qu'il veut le triomphe de la Révolution
mais pas à n'importe quel prix car il n'aime pas le carnage.
Au comité de salut public, Danton et ses amis sont accusés de
sentiments contre-révolutionnaires.
Robespierre rappelle ce que Danton a fait en 1790 et 1791.
Des accusations si graves ne peuvent pas être fondées sur des
rumeurs. Robespierre dit que Danton ne peut frapper que par le vieux cordelier (journal
de Desmoulins). Robespierre veut que Desmoulins soit de leur côté parce
qu'il est « le
plus fantastique des propagandistes. »
Le comité de Salut Public continue à discuter de ce qu'il faut
faire de Danton. Robespierre dit que le tribunal révolutionnaire ne peut
pas remplacer la justice parce que la justice est divine et inaccessible. Mais
qu'eux, sont chargés de châtier les ennemis de la Révolution.
Danton est coupable, mais l'exécuter mobiliserait tout le peuple de Paris
pour lune contre-révolution.
Robespierre fait remarquer que si la Convention et le peuple sont contre
eux, ils seront obligés de gouverner par la terreur. « La terreur égale
le désespoir, il faut l'éviter à tout prix. » Alors
on donne à Danton une amnistie exceptionnelle.
Danton est à la Convention. Ses amis l'avertissent qu'il y a des signes
avant-coureur de son arrestation. Il est sûr de ne pas être arrêté parce
qu'il est « l'homme du 10 août » et qu' il a le soutien
de tout Paris. Il dit qu'il a le soutien du journal le vieux cordelier.
Le journal est saisi. Desmoulins panique, mais Danton dit qu'il faut rester
calme. Robespierre essaie de sauvegarder son prestige.
Danton dit qu'il ne veut pas le pouvoir et qu'il est fatigué et veut
s'arrêter.
Mais il veut finir la terreur parce qu'il en est un des responsables. Danton
dit que Robespierre a une faiblesse: sa garde secrète qui est haïe.
Danton dit qu'il faut attaquer Héron à la Convention comme
membre de la police secrète. Il dit aussi qu'il y aura une insurrection
que Robespierre ne pourra pas contrôler.
Danton a une entrevue privée avec Robespierre. Celui-ci se fait attendre,
Danton se saoûle en l'attendant. Desmoulins et d'autres dantonistes
essaient d'écouter dans une salle à côté.
Robespierre et Danton se mettent à table. Danton mange et boit et offre à manger et à boire à Robespierre qui décline tout. Danton se fâche. Robespierre lui demande pourquoi il a attaqué Héron. Danton demande pourquoi Robespierre a saisi le journal. Robespierre dit qu'il doit protéger le gouvernement. « Arrête tes attaques et tu n'auras plus rien à craindre. » Danton répond, « est-ce que j'ai quelque chose à craindre ? » Les deux hommes trinquent.
Danton avertit Robespierre que s'il continue avec la terreur personne ne
le suivra car couper chaque tête qui dépasse ne plait plus au
peuple. Il rappelle à Robespierre
que les Français ne sont pas des héros de romans, qu' ils sont
de la chair et du sang : « Tu nous enlèves jusqu'au sommet
où on
ne respire pas. Tu glaces la révolution. » Danton dit
que le peuple veut manger et dormir en paix, qu'il admire Robespierre mais
il ne le suit pas n'importe où.
Danton dit qu'il n'est pas bon pour
un homme d'être en pouvoir trop longtemps--Robespierre veut le
pouvoir, mais Danton a déjà le vrai pouvoir, « celui
de la rue. » Danton
dit que Robespierre ne connaît rien du peuple--parce qu'il n'est pas
un homme.
Danton s'excuse d'avoir offensé Robespierre. Il dit qu'il est maladroit
et brutal. Robespierre lui dit « joins-toi à nous. » Danton
décline. Il dit, « j'ai réfléchi pendant mon séjour à la
campagne et je préfère être guillotiné que guillotineur. » Il
force Robespierre à lui toucher la tête : « Tu vois
cette tête ? Tu seras obligé de la couper. »
Robespierre veut partir. Danton dit qu'il a des témoins qui ont tout
entendu. Robespierre dit « c'est pourquoi je n'ai rien dit. » Robespierre
part.
Desmoulins rentre dans la salle. Danton dit, «maintenant, je le tiens. » Danton
affirme qu'il lutte contre le sang versé.
Lucile et Camille Desmoulins sont chez eux, ils écrivent.. Robespierre
vient leur rendre visite. Desmoulins dit qu'il n'est disponible pour personne,
mais
Lucile laisse Robespierre rentrer après qu'il lui ait dit que Desmoulins
est en danger.
Robespierre dit à Desmoulins qu'il est de plus en plus en danger. Il dit
que l'amitié de Danton n'est pas désintéressée et
que Danton exploite son talent. Robespierre dit que Desmoulins aide la contre-révolution.
Desmoulins demande ce qu'il faut faire et Robespierre lui dit de récuser
ses accusations contre le comité de Salut Public dans la prochaine édition
du Vieux Cordelier. Robespierre dit, « Si tu ne m'écoutes
pas tu es fini. » Desmoulins répond, « Vas-t'en. »
Robespierre va au comité. Il dit qu'il faut arrêter Danton et
ses complices dans l'heure qui suit. Le comité est contre l'arrestation--il
pense qu'il faut préparer l'opinion publique. Robespierre dit qu'il
faut frapper immédiatement parce qu'en trois jours Danton aura le
temps d'informer l'opinion publique et de parler devant la Convention. C'est
cette nuit ou jamais.
Ils ne veulent pas arrêter Danton sans le comité de salut public
au complet que Robespierre convoque. Ils accusent Danton,
Lacroix, Philippeau, et Desmoulins. Ils seront emprisonnés à la
prison du Luxembourg. Saint-Just signe le mandat d'arrestation en premier.
Linder refuse de signer. Il dit « je ne veux pas tuer des révolutionnaires. »
Desmoulins arrive chez Danton.« J'ai dit que j'étais prêt à mourir
pour toi. Je retire chacune de mes paroles. J'étais aveugle. » Danton
dit qu'il espère que Desmoulins a accepté les conditions
de Robespierre pour se sauver, parce que Desmoulins est le seul homme à qui
Robespierre tienne.
Au tribunal révolutionnaire on forme un jury pour le procès de Danton. On ne trouve que sept hommes de sûr contre Danton. La loi impose 12 jurés, mais on se contera de 7.
Danton est prévenu de son arrestation. Les soldats qui vienent l'arrêter
le reconnaissents et hésitent..
Les membres de la Convention sont scandalisés quand ils apprennent que Danton a été arrêté. Robespierre leur rappelle que dans une république le privilège n'existe pas et qu'il ne faut pas mettre Danton au-dessus des autres gens. Danton ne mérite pas une justice spéciale. Le tribunal révolutionnaire est irréprochable. La Convention est convaincue par ses arguments.
Desmoulins s'inquiète en prison. Ses amis disent qu'il faut perdre
tout espoir parce que la mort est certaine.
Danton arrive. «Nous devons nous laisser emprisonné pour ouvrir
les yeux du peuple. » Il pense que le seul juge est le peuple. C'est
un grand orateur. Il a confiance que le public le suivra.
Robespierre fait une dernière tentative pour sauver Desmoulins, mais Desmoulins
refuse de le recevoir.
Au procès, Danton parle bien qu'il n'ait pas la parole. Le peuple est
avec lui. Danton interrompt chaque homme qui parle contre lui. Le peuple crie
contre le tribunal. La presse est chassée de la salle. Les juges quittent
la salle, frustrés.
Chez lui, Robespierre dit que l'affaire de Danton est un dilemme. Il pense
que si le procès
est perdu, la révolution sera détruite, mais que s'il est gagné la
révolution sera détruite quand même.
Dans l'atelier de David qui fait le portrait de Robespierre, on apprend que
le procès
se passe mal. Un juge dit que Danton est si sûr de son public qu'il a
commencé à accuser
le gouvernement. Il demande des témoins. Robespierre dit qu'il peut
réclamer
des témoins mais que sa réponse sera négative. Le juge
rappelle à Robespierre
qu'il n'est pas son bourreau privé. Robespierre répond, «tu
es un bourreau au service du peuple. Tu sers la justice. Elimines-les. » Quand
le juge dit que c'est contre la loi, Robespierre le menace d'arrestation.
Au procès Danton continue à parler contre le gouvernement. Les
gardes font sortir de la salle les accusés qui retournent en prison.
(Le lendemain Danton-Depardieu perd sa voix) Les accusés sont exclus
un par un de la salle. Le jugement est lu sans les accusés, devant une
salle presque vide. Ils sont condamnés. Leurs biens seront confisqués
et ils seront guillotinés
dans les 24 heures.
En prison, Danton dit que la Révolution s'écroulera en 3 mois
sans lui. On préparre les condamnés à la guillotine.
Leurs cheveux sont coupés et leurs chemises déchirées.
La charrette qui les mène à la guillotine s'arrête sous la
fenêtre de Robespierre. Danton dit « tu me suivras bientôt.
Personne ne va se souvenir de toi. » Danton est ses complices sont guillotinés.
Saint-Just vient chez Robespierre pour dire que la victoire est complète.
Saint-Juste dit, « Tu dois accepter la dictature maintenant. » Robespierre
n'est pas content. Si la France ne peut pas se gouverner elle-même,
la démocratie est une illusion. Saint-Just lui dit qu'il est désespéré,
et Robespierre craint la folie.
Les exécutions sont finies, la guillotine est mise à l'abris sous une
couverture. Lucile Desmoulins la regarde. Elle a un fil de laine rouge autour
du cou,
ce qui veut dire qu'elle ira bientôt à la guillotine.
Le petit frère de la servante de Robespierre a appris les articles
de la constitution. Robespierre l'écoute, avec
une expression d'immense surprise. Ce petit garçon qui balbutie les
articles de la déclaration
des droits de l'homme, c'est la génération future à qui
servira toute cette violence .
La démocratie s'apprend et se mérite par la souffrance.
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