Ce roman entraîne le lecteur dans le monde des grands magasins, l’une des innovations du Second Empire.
tels que les
Grands Magasins du Louvre. les magasins de la Samaritaine, le Bon Marché
C'est l'histoire d'une jeune fille orpheline et pauvre, Denise Baudu, qui a quitté sa Normandie pour venir à Paris avec ses frères Jean et Pépé (16 et 5 ans) Leur père qui était commercant est mort, et elle vient retrouver son oncle qui tient une boutique à Paris. Mais depuis l'apparition du grand magazin, les affaires tournent mal et il ne peut pas embaucher Denise.
En face, Au Bonheur des Dames, le grand magasin prospère et ruine les petites boutiques du quartier. Les Baudu, qui tiennent le « Vieil Elbeuf » sont exaspérés par les agrandissements successifs opérés par le nouveau proprietaire Octave Mouret.
Les Baudu attachés aux pratiques commerciales traditionnelles, ne veulent rien changer à leur méthodes ce qui provoquera petit à petit leur totale faillite.
Denise, ne trouvant pas de place dans les petites boutiques, décide d’aller chercher du travail au "Bonheur des Dames" Grâce à Mouret, qui l’a remarquée malgré ses allures de paysanne, elle est engagée au rayon des confections. Mais les autres vendeuses se moqent d'elle et ne lui laissent aucune vente importante. Denise s’inquiète de ne pas pouvoir payer la pension de son petit frere. le plus grand des 2 frer lui demande aussi de l'argent pour se dépêtrer de ses aventures amoureuses. Denise coud des nœuds de cravate la nuit, donnés gentiment par Robineau, le premier commis au rayon de la soie.
Denise aussi commence son éducation sentimentale : avec son amie Pauline Cugnot des lingeries, elle s’intéresse un peu aux histoires de cœur de son comptoir. Cette dernière lui conseille de prendre un amant pour subvenir à ses besoins financiers. Mais Denise ne peut supporter l’idée même : elle préfère se fatiguer à faire des nœuds de cravate la nuit. Mais, en même temps, touchée par la galanterie hypocrite de Hutin qui se moque d’elle dans son dos, elle s'en croit amoureuse. Petit à petit, naît entre elle et Mouret une sorte de complicité dont aucun des deux ne comprend qu’il s’agit en fait d’un véritable coup de foudre : en effet, ni l’un ni l’autre ne sait ce qu’est l’amour, qu’il s’agisse de la naïve Denise ou du déjà trop expérimenté Mouret, habitué à des relations sans lendemain.
Mais, elle discute souvent avec son amie Pauline et va souvent voir Robineau : l’inspecteur Jouve l’a remarqué mais ne va pas voir la direction. En effet, cette dernière est très stricte : pas de bavardages, pas d’amants, il faut dormir la nuit… En juillet, Denise a peur : c’est la morte-saison, l’époque des renvois. Bourdoncle, l’adjoint tyrannique de Mouret, renvoie pour un rien, de plus il n’apprécie pas trop Denise, qui pense que si quelqu’un doit sauter dans son comptoir, ce sera elle. En réalité, Bourdoncle ne fait qu’exécuter les ordres de Mouret : celui-ci veut conserver son image de patron paternel, mais veut quand même licencier pour économiser.
La fin du roman se termine en conte de fée. Denise, jeune héroine méritante, se voit offrir le mariage par son héros riche et converti en homme moral. Il illustre la thèse de Zola selon laquelle, certaines natures morales et bonnes sont naturellemnt entrainées vers le bonheur, tandis que d'autres sont entrainées vers le malheur ( Gervaise dans l'assomoir est une bonne fille, mais elle sombre dans l'alcolisme a cause du determinisme social)
Film L'assomoir
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