Resources sur Don Juan

Texte en ligne de Don Juan
http://bacdefrancais.net/domjuan.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Don_Juan
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dom_Juan_ou_le_Festin_de_pierre

Les sources de Don Juan
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Don_Juan

Un article sur Don Juan
http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?article179

L’histoire de Don Juan
http://michel.balmont.free.fr/pedago/domjuan/mythe.pdf
“Comédie en cinq actes et en prose, Dom Juan raconte l'histoire d'un homme dont la passion est la conquête amoureuse. L'action se passe en Sicile. Dom Juan a enlevé Done Elvire et, après l'avoir épousée, vient de l'abandonner. Sganarelle, son valet, ôte tout espoir à Gusman, l'écuyer de Done Elvire, de voir son maître revenir sur ses sentiments et dresse de Dom Juan un portrait peu flatteur. Tout au long de la pièce, Dom Juan ne fera que confirmer son côté séducteur dénué de tout scrupule.”http://www.audible.fr/livre_audio/dom-juan_PF_NAIV_000057FR.htm

Le mythe de Don Juan

Le Don Juan de Brassens
http://www.paroles.net/chanson/14048.1

Paroles et Musique du Don Juan de Georges Brassens 1976

Gloire à qui freine à mort, de peur d'ecrabouiller
Le hérisson perdu, le crapaud fourvoyé
Et gloire à don Juan, d'avoir un jour souri
A celle à qui les autres n'attachaient aucun prix
Cette fille est trop vilaine, il me la faut


Gloire au flic qui barrait le passage aux autos
Pour laisser traverser les chats de Léautaud
Et gloire à don Juan d'avoir pris rendez-vous
Avec la délaissée, que l'amour désavoue
Cette fille est trop vilaine, il me la faut

Gloire au premier venu qui passe et qui se tait
Quand la canaille crie haro sur le baudet
Et gloire à don Juan pour ses galants discours
A celle à qui les autres faisaient jamais la cour
Cette fille est trop vilaine, il me la faut

Et gloire à ce curé sauvant son ennemi
Lors du massacre de la Saint-Barthélémy
Et gloire à don Juan qui couvrit de baisers
La fille que les autres refusaient d'embrasser
Cette fille est trop vilaine, il me la faut

Et gloire à ce soldat qui jeta son fusil
Plutôt que d'achever l'otage à sa merci
Et gloire à don Juan d'avoir osé trousser
Celle dont le jupon restait toujours baissé
Cette fille est trop vilaine, il me la faut

Gloire à la bonne sœur qui, par temps pas très chaud
Dégela dans sa main le pénis du manchot
Et gloire à don Juan qui fit reluire un soir
Ce cul déshérité ne sachant que s'asseoir
Cette fille est trop vilaine, il me la faut

Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint
Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins
Et gloire à don Juan qui rendit femme celle
Qui, sans lui, quelle horreur, serait morte pucelle
Cette fille est trop vilaine, il me la faut

Don Juan et le courier du Coeurhttp://www.doctissimo.fr/html/psychologie/bien_avec_les_autres/parcours_amoureux/ps_2425_amour_rupture_7.htm

Résumé
http://www.alalettre.com/moliere-domjuan.htm

*Résumé et analyse de Dom Juan
http://christian.mathis.club.fr/dj2.html

Dom Juan résumé et analyse
http://membres.lycos.fr/moliere/don_juan.html

Don Juan: un homme libre?
http://www.site-magister.com/prepas/page12b.htm

Analyse III, 2 (le pauvre) + V, 2,(tirade de Sganarelle) 5 et 6 (le chatiment)http://site.voila.fr/inspirohides/domjuan/plan.htm

Qui est Dom Juan?
Issu d'une tradition que Tirso de Molina inaugure avec L'Abuseur de Séville (1630), devenu mythe depuis Molière (1665) qui le rend plus séduisant qu'odieux, Dom Juan ruine les fondements de la civilisation occidentale et chrétienne.

L'interprétation qu'en donne Louis Jouvet, lorsqu'il monte en 1947 la pièce de Molière, choisit de se placer à contre-courant de la tradition, comique et psychologique: «Dom Juan, dit-il, n'est pas un séducteur, c'est un homme qui cherche, qui voudrait croire et qui ne peut pas.» Dom Juan au Théâtre de l'Athénée, en janvier 1948.

Comparer avec Casanova voir le Film “La nuit de Varennes”

Biographie de Giovanni CASANOVA

Giacomo Girolamo Casanova (né le 2 avril 1725 à Venise — mort le 4 juin 1798 à Dux en Bohême) fut tour à tour abbé, officier, érudit, écrivain, banquier, escroc, magicien, spadassin, espion, diplomate, mais revendiquant toujours sa qualité de Vénitien. Il usa de pseudonymes et se créa un titre de toutes pièces : chevalier de Seingalt.

De lui subsiste une œuvre littéraire abondante, mais Casanova est célèbre aujourd'hui comme aventurier et surtout comme l'homme qui fit de son nom le symbole de la séduction. Il savait user aussi bien de charme que de perfidie pour conquérir les femmes. Sa réputation en cela dérive d'une œuvre autobiographique Histoire de ma vie, rédigée en français et considérée comme l'une des plus authentiques sources à propos des coutumes et de l'étiquette de la vie sociale de l'Europe du XVIIIe siècle. Il y mentionne 122 femmes avec lesquelles il aurait eu des relations sexuelles, dont des filles à peine pubères et sa propre fille, alors mariée à l'un de ses « frères » francs-maçons, avec laquelle il eut le seul fils dont il eut connaissance.

Bien qu'il fût souvent associé à Don Juan comme séducteur et à cause de son aisance dans le maniement de l'épée, il ne professait pas de philosophie provocatrice; ce n'était pas non plus un collectionneur qui se détourne de sa conquête dès lors qu'elle s'est abandonnée à lui. Casanova fut donc un véritable personnage historique, jouisseur, exubérant, et non une légende, des premiers succès de sa jeunesse à sa longue déchéance. Le peintre Francesco Casanova était son frère.

Une vie d'aventures

Né de parents comédiens, environné de femmes durant l'enfance (qui jouèrent un rôle premier pour lui, comme l'évoque cette citation de ses mémoires : Rien de tout ce qui existe n'a jamais exercé sur moi un si fort pouvoir qu'une belle figure de femme), il commença une carrière ecclésiastique, puis entama sa vie d'aventures, exerçant de nombreuses activités — joueur de violon, joueur professionnel, escroc, financier, bibliothécaire, etc. —, sillonnant l'Europe du XVIIIe siècle en passant des prisons aux cours de souverains ; cela lui permit, lors de la rédaction de ses mémoires, de brosser un portrait de la société prérévolutionnaire en dépeignant tout aussi bien les femmes de chambre que les ministres les plus en vue, offrant ainsi un témoignage de premier plan au sujet d'une époque charnière au cours de laquelle il rencontra, entre autres, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau et le pape Clément XIII.

Casanova vivait d'expédients, la recherche du plaisir menait son être, et pour l'atteindre, il ne dédaignait pas de flouer les dupes et de se moquer des lois. Ses souvenirs — étudiés et confrontés aux faits historiques par les casanovistes passionnés de la matière —, bien que présentant des inexactitudes quant aux dates, semblent néanmoins avoir été rédigés sous la conduite de la bonne foi. Cependant, l'auteur a probablement embelli son propre personnage, sans en dissimuler pour autant certains aspects douteux, comme ses maladies vénériennes récurrentes, ses relations incestueuses avec sa propre fille, qu'il se complaisait à décrire, ou son achat d'une petite fille en Russie, pour satisfaire des désirs déjà séniles.

Casanova devint célèbre de son vivant en s'échappant des Plombs — surnom donné aux prisons de Venise à cause des tuiles de plomb, sur les toits, qui laissaient passer le froid en hiver et agissaient comme catalyseur des chaleurs de l'été —, il l'est resté grâce à ses aventures galantes qui occupent une place de choix dans ses mémoires : plus d'une centaine de femmes y sont évoquées en tant que « conquêtes » ; selon ce riche « don Juan », l'homme est fait pour donner, la femme pour recevoir. Ces amours furent à l'origine de bonheurs et de malheurs infinis pour l'aventurier qui jugeait que si les plaisirs sont passagers, les peines le sont aussi : elles lui permirent de rencontrer l'abbé de Bernis, futur académicien, ambassadeur de Louis XV à Venise, avec qui il partagea durant plusieurs mois les faveurs d'une religieuse (désignée par les initiales M.M.) qu'ils retrouvaient alternativement dans un casin — sorte de garçonnière cossue — où, lorsque l'un d'eux faisait l'amour avec leur maîtresse, l'autre observait la scène d'une pièce cachée dans l'obscurité, à travers une tapisserie percée d'une multitude de trous minuscules.

L'abbé de Bernis rejoignit la France. À la suite de ses frasques amoureuses et financières, de ses prises d'opinions subversives, Casanova aurait dû fuir Venise, comme Monsieur de Bragadin le lui avait proposé. Mais il refusa et fut incarcéré à la prison des Plombs, où il resta deux ans. Ni ses puissants soutiens, ni son insistance à clamer son innocence ne purent faire obtenir sa libération. Cependant, à force de travail, de courage, d'ardeur, avec, pour seule pensée, l'espoir de partir à l'aventure pour toujours, par la grâce et la créativité il parvint à s'échapper avec un autre prisonnier — ce fut l'unique évasion que la prison des Plombs, dont nul ne pouvait s'évader, ait connue. Le récit en fut rédigé par Casanova lui-même dans ses Mémoires, en 1791, avec une précision et une connaissance des lieux parfaites. Il gagna Paris où de Bernis — devenu un ministre du royaume de premier plan — l'appuya ; l'aventurier y construisit alors une belle fortune en lançant une loterie dont le but était de financer l'École militaire sans imposer davantage les contribuables — le peuple —, loterie dont il sut, par d'habiles manœuvres et de l'audace, s'approprier la paternité et une grande part des bénéfices.

Agent secret, une mission d'enquête,pour laquelle il fut récompensé avec générosité, lui fut confiée par la France afin de juger l'état de ses navires de guerre. Imposteur, escroc et manipulateur (bien qu'il s'en défendît — dans ses écrits, il interroge : quel est l'homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ?), il abusa de la crédulité de la riche Madame d'Urfé en lui faisant croire qu'il était parfaitement initié aux mystères de la Cabale.

Se présentant comme trop généreux pour briser la destinée de jeunes femmes qui méritaient beaucoup, trop honnête pour se plier à des mascarades amoureuses pour des raisons financières et, surtout, ne pouvant supporter l'idée de se voir enchaîné par de si puissants liens que ceux du mariage — se marier est une sottise, mais lorsqu'un homme le fait à l'époque où ses forces physiques diminuent, elle devient mortelle… —, il préféra négliger plusieurs propositions importantes de convoler en justes noces.

Persuadé que pour que le plus délicieux endroit du monde déplaise, il suffit qu'on soit condamné à y habiter, Casanova parcourut l'Europe tout au long de sa vie, de Venise à Paris, Madrid ou Vienne, terminant sa vie au château de Dux, en Bohême, en tant que bibliothécaire écrivain, voyant la mort comme un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu'une pièce qui l'intéresse infiniment finisse.

Les 73 années d'existence contées par ce grand libertin regorgent d'aventures, d'anecdotes et de détails sur cette époque d'éclosion d'idées nouvelles et sur la société d'alors, elles le sont dans un style littéraire aux tournures parfois alambiquées ou sophistiquées d'un narrateur « précieux » — d'un fat peut-être —, mais elles sont intelligibles, parfois admirables, souvent savoureuses, comme lorsque Casanova écrit avec simplicité : je n'ai jamais dans ma vie fait autre chose que travailler pour me rendre malade quand je jouissais de ma santé, et travailler pour regagner ma santé quand je l'avais perdue.

Portrait de Casanova âgé par un de ses contemporains (Le contemporain, auteur de ce portrait, est le Prince de Ligne dont le texte parut sous le titre Aventuros dans Mémoires et mélanges historiques et littéraires. Paris, 1828, t. IV, p. 291.
Le prince de Ligne rédigea dans ses mémoires un texte plus long au sujet de Casanova :
« Ce serait un bien bel homme s'il n'était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d'esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l'inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l'air féroce, plus facile à être mis en colère qu'en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. Il a une manière de dire les choses qui tient de l'Arlequin balourd et du Figaro, ce qui le rend très plaisant. Il n'y a que les choses qu'il prétend savoir qu'il ne sait pas : les règles de la danse, celles de la langue française, du goût, de l'usage du monde et du savoir-vivre. Il n'y a que ses ouvrages philosophiques où il n'y ait point de philosophie ; tous les autres en sont remplis ; il y a toujours du trait, du neuf, du piquant et du profond. C'est un puits de science ; mais il cite si souvent Homère et Horace, que c'est de quoi en dégoûter. La tournure de son esprit et ses saillies sont un extrait de sel attique. Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu'on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable. Un million qu'on lui donnerait ne rachèterait pas une petite plaisanterie qu'on lui aurait faite. Son style ressemble à celui des anciennes préfaces ; il est long, diffus et lourd ; mais s'il a quelque chose à raconter, comme, par exemple, ses aventures, il y met une telle originalité, une naïveté, cette espèce de genre dramatique pour mettre tout en action, qu'on ne saurait trop l'admirer, et que, sans le savoir, il est supérieur à Gil Blas et au Diable boiteux. Il ne croit à rien, excepté ce qui est le moins croyable, étant superstitieux sur tout plein d'objets. Heureusement qu'il a de l'honneur et de la délicatesse, car avec sa phrase, « Je l'ai promis à Dieu », ou bien, « Dieu le veut », il n'y a pas de chose au monde qu'il ne fût capable de faire. Il aime. Il convoite tout, et, après avoir eu de tout, il sait se passer de tout. Les femmes et les petites filles surtout sont dans sa tête ; mais elles ne peuvent plus en sortir pour passer ailleurs. Cela le fâche, cela le met en colère contre le beau sexe, contre lui-même, contre le ciel, contre la nature et surtout contre l'année 1725. Il se venge de tout cela contre tout ce qui est mangeable, buvable ; ne pouvant plus être un dieu dans les jardins, un satyre dans les forêts, c'est un loup à table : il ne fait grâce à rien, commence gaiement et finit tristement, désolé de ne pas pouvoir recommencer. S'il a profité quelquefois de sa supériorité sur quelques bêtes, hommes et femmes, pour faire fortune, c'était pour rendre heureux ce qui l'entourait. Au milieu des plus grands désordres de la jeunesse la plus orageuse et de la carrière la plus aventureuse et quelquefois un peu équivoque, il a montré de la délicatesse, de l'honneur et du courage. Il est fier parce qu'il n'est rien. Rentier, ou financier ou grand seigneur, il aurait été peut-être facile à vivre ; mais qu'on ne le contrarie point, surtout qu'on ne rie point, mais qu'on le lise ou qu'on l'écoute ; car son amour-propre est toujours sous les armes. Ne lui dites jamais que vous savez l'histoire qu'il va vous conter ; ayez l'air de l'entendre pour la première fois. Ne manquez pas de lui faire la révérence, car un rien vous en fera un ennemi. Sa prodigieuse imagination, la vivacité de son pays, ses voyages, tous les métiers qu'il a faits, sa fermeté dans l'absence de tous les biens moraux et physiques, en font un homme rare, précieux à rencontrer, digne même de considération et de beaucoup d'amitié de la part du très petit nombre de personnes qui trouvent grâce devant lui.
Source : Wikipedia