Le Mariage de Figaro
Comparaison des personnages dans les 2 pièces |
Le barbier de Séville |
Le mariage de Figaro |
Le comte
Figaro
le docteur Bartholo
Rosine
Marceline (mentionée) |
le comte
Figaro
Bartolo = maitre de musique chez le comte
la comtesse Almaviva
Marceline |
Il y a de nouveaux personnages dans le Mariage ce sont: |
Suzanne, Fanchette, Chérubin, Brid’oison, Antonio, Gripe-Soleil, Double-Main, les paysans |
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Le barbier de Séville |
Le mariage de Figaro |
| les nobles |
Le comte + son père
Rosine et ses frères
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Le comte
la comtesse Almaviva
Chérubin |
| les bourgeois |
le docteur Bartholo |
Bartolo
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| le peuple |
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Marceline
Figaro
Suzanne
Fanchette
Brid’oison,
Antonio,
Gripe-Soleil,
Double-Main,
les paysans |
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Conflit entre les sexes:
les hommes:
- Le comte grand seigneur qui incarne le pouvoir feudal égoiste, orgueilleux, il ne controle pas ses passions “Vous commandez à tous ici, hors à vous-même” (V,12) C’est le symbole de l’arbitraire des grands seigneurs
- Chérubin = Don Juan adolescent. Jeune, mignon, il y a chez lui une certaine ambiguité sexuelle. Il découvre la sensualité (I,7) Frivol et sensuel avec Fanchette et Suzanne, il est troublé devant la comtesse qui l’attire et l’intimide (I.7) A la fin, il grandit et insulté, tire son epee contre le comte (V,19)
- Figaro: homme du peuple, intelligence rapide, gaité, rusé et débrouillard. Il est plus qu’un simple héros picaresque (voir tradition du roman espagnol) il est capable de refelexions philosophiques et metaphysiques. Il s’interroge sur la puissnace mysterieuse de la destinée (V,3) id. Zadig de Voltaire
- Antonio le jardinier, personage comique mais conscient. Sa stupidité cache une certaine subtilite populaire (II,21)
- Bartolo, il est plein de rancune envers ceux qui l’ont berné dans Le barbier de Séville .
- Bazile, âme damnée de Bartolo dans Le barbier de Séville, il est dans le Mariage de Figaro, celle du comte. Antipathique, méprisable, odieux, cynique. C’est un méchant homme (I,9) enemi de Figaro.
les femmes
- La comtesse aimable et vertueuse, ni le rang ni le mariage ne lui ont apporté le bonheur. (II,19) mélancolique et digne, elle craint son époux.
- Suzanne confidente de sa maitresse selon la tradition de la comédie. elle représente le bon sens populaire comme la servante Dorine de Tartuffe. Elle est spirituelle, gaie, et espiègle mais elle a de solides principes moraux. taquine et moqueuse elle nous fait rire des autres personnages même de sa maitresse (II,3). Elle est vive et a un tempérament entier (V,8)
- Marceline est d’abord dans les actes I et II la version feminine du “vieillard amoureux”, puis elle devient la mère. Femme de tête (= femme savante), instruite bien que d’un milieu modeste, elle dénonce la tyrannie que les hommes font peser sur les femmes (III,16) Elle représente la mauvaise conscience de cette société féodale dominée par les hommes, et elle fait entendre la voix de la nature.
- Fanchette suit ses instincts naturels. Elle est plus amorale qu’immorale et s’offre au comte pour sauver Chérubin (IV,5)
L’Amour
C’est une attirance physique et sensuelle qui cherche a durer par le mariage
- L’amour populaire de Suzanne et Figaro = C’est un amour constant et heureux. Ce sont des gens du peuple spontanés et directs. ils expriment leur amour par des contactes physiques.
Mais il sont aussi capables de “badinage” = dialogue amoureux avec des mots d’esprits et des mots doux (IV,1) Figaro badine avec Suzon et évoque le dieu de l’amour des peintures rococo. amour sincère et profond.
La franchise de leur amour simple et populaire contraste avec la corruption et l’hypocrisie de la société.
- L’amour courtois de chérubin ( page = le chevalier) et la comtesse ( la suzeraine) Il lui chante une romance composée à son honneur, comme un troubadour. Il donne au ruban volé une valeur de talisman.
- Le désir = attirance physique et sensuelle qui ne cherche que le plaisir frivol et passager
- le comte est obsédé par la recherche du plaisir, et garde un amour tiede pour sa femme. Sa passion est celle d’un homme mûr qui a besoin d’érotisme (V,7)
Libertin, il est le produit d’une aristocratie au gout savant et raffiné pour un érotisme qui s’étudie comme un art (Boucher, Fragonard) et qui est basé sur le renouvellement constant des plaisirs (variété)
- Chérubin, est en pleine puberté, son désir n’a pas besoin de stimulants particuliers. Pour lui le désir amoureux est la voix de la nature.
- la comtesse, comme son mari est attirée par la jeunesse.
La jalousie
- le comte est “libertin par ennui, jaloux par vanité”(I,4 - II,1) C’est un orgueilleux possessif.
- Figaro, bien qu’il dise que “la jalousie est la maladie d’un fou”(IV,13) se comporte en brute avec le paysan (V,2) et sa jalousie le domine entièrement (V,8)
- Marceline (I,5)
- Suzanne (III,18 - V,8)
- La comtesse est-elle jalouse ? Si le mariage tue la passion “la satiété tue l’amour” (II,1 - V,7), la jalousie peut-elle servir de stratégie pour ranimer une passion éteinte? (V)
Le Mariage de Figaro: Est-elle une piece féministe?
la base de l’idéologie féministe est que les femmes ont été maintenues dans une situation d’infériorite et de dépendance par les hommes et que les idées recues et les stéréotypes les présentent comme des êtres inférieurs.
Beaumarchais dénonce les abus de son temps contre les femmes
- Marcelline (III,16) femme instruite et intelligente (=donc déclarée “pédante” ) victime d’un séducteur et fille-mère ( III,16), elle dénonce la société qui fonctionne uniquement a l’avantage des hommes et leur permet d’opprimer les femmes. les femmes sont traitées en mineures dans une sociéée patriarchale ( le code civil Napoléonien en 1802 confirmera la situation de “mineure juridique” de la femme dans la société française.
La respectabilité et l’honneur
la grande arme contre les femmes est la réputation. Une femme sans fortune ni rang social avait pour unique richesse “sa bonne reputation”. Si elle la perdait elle devenait un objet de mépris. Le mariage et la maternité leur garantissaient la respectabilité sinon le bonheur.
“Sois belle si tu peux, sage si tu veux, mais soit considéree, il le faut” (I,4)
Mysoginie du texte
les femmes sont des créatures passionnelles, sentimentales, livrées à leurs impulsions qui contrairement aux hommes sont incapables de raisonner logiquement et froidement
(I,5 - IV,13)
Ce sont des êtres rusés, sournois et dissimulateurs (II, 19) et Figaro dénonce la perversité féminine (V,3)
Mais le Mariage est une pièce révolutionaire car elle dénonce
- la tyrannie et l’arbitraire du pouvoir de l’ancien régime
- l’intolérance et la censure (Voltaire + Diderot)