Le monde de la cour

On voit le monde de la cour à travers la vision de Madame de Chartres et de la reine.

L'insincérité est le refus du temps vivant.

Il faut choisir entre le temps qui détermine ou le temps qui surprend. Ou bien le repos dans la mort , ou bien l'amour et ses entraves.

Annalyse du roman (lien)

  1. Première partie
    La rencontre chez le bijoutier
    M. de Clèves rencontre par hasard Mlle de Chartres « chez un Italien qui trafiquait [des pierreries] par tout le monde ». La vision de Mlle de Chartres déclenche la passion de M. de Clèves. Cet épisode est défini quelques pages plus loin comme « l’aventure qui était arrivée à M. de Clèves, d’avoir vu le premier Mlle de Chartres »
    Le bal chez le maréchal de Saint-André (salle de bal à Fontainebleau) + musiciens + bal
    Le duc de Nemours arrive à l’improviste d’Angleterre et danse avec Mme de Clèves sans lui avoir été préalablement présenté. Le coup de foudre est mutuel. Cet épisode est aussitôt défini comme « une aventure qui avait quelque chose de galant et d’extraordinaire »
  2. Deuxième partie
    Le vol du portrait (gravures 19ème siècle: vol1 + vol2 + vol3
    La reine dauphine fait « faire des portraits en petit de toutes les belles personnes de la cour pour les envoyer à la reine sa mère ». Mme de Clèves se fait donc peindre ; mais la reine dauphine demande également à M. de Clèves de faire porter le portrait qu’il a de Mme de Clèves, afin de le comparer avec celui qu’elle vient de faire faire. C’est ce dernier portrait que vole le duc de Nemours, sous les yeux de Mme de Clèves qui ne peut rien dire.
    L’accident du duc de Nemours
    M. de Nemours, après une partie de paume, monte avec le roi des chevaux qui n’ont pas encore été dressés. Il fait une chute contre un pilier du manège. Par son trouble, Mme de Clèves trahit son amour devant le chevalier de Guise. Cet épisode est peu après défini comme une aventure : « Le roi sortit d’un cabinet où il était et, le voyant parmi les autres, il l’appela pour lui parler de son aventure. »
  3. Troisième partie
    L’aveu (gravures 19ème siècle: aveu + aveu2 + aveu3)
    C’est l’épisode le plus célèbre du roman. Après la mort de Mme de Chartres sa mère, ne sachant plus comment lutter contre sa passion grandissante alors qu’elle fréquente le duc de Nemours quotidiennement à la cour, Mme de Clèves s’est retirée à la campagne, dans son château de Coulommiers. M. de Clèves, qui ne comprend pas cette retraite, la presse de revenir à la cour. Obligée de se justifier, Mme de Clèves avoue (très indirectement et allusivement) à son mari qu’elle aime un autre homme et que cette retraite lui est indispensable pour conserver sa vertu. Or le duc de Nemours, venu secrètement à Coulommiers pour tenter d’y rencontrer Mme de Clèves à qui il n’a toujours pas déclaré sa flamme, assiste caché à cet aveu, à l’insu de M. comme de Mme de Clèves. Rentré à Paris, Nemours conte à son ami le vidame de Chartres, sous des noms supposés, « ses propres aventures » et « l’action de Mme de Clèves » prétendant « qu’un de ses amis lui avait conté cette aventure »
    Explications chez la reine dauphine
    La reine dauphine révèle à Mme de Clèves que le duc de Nemours est amoureux. Celui-ci entre sur ses entrefaites : c’est l’occasion, sous le regard de la dauphine, d’une délicate confrontation entre Mme de Clèves et son amant, où ni l’un ni l’autre ne souhaitent laisser transparaître leurs sentiments. L’arrivée du roi et un faux pas de Mme de Clèves lui donnent un prétexte pour se retirer.
  4. Quatrième partie
    La canne des Indes
    Mme de Clèves s’est à nouveau réfugiée à Coulommiers. Elle passe ses nuits dans le pavillon de chasse devant lequel avait eu lieu l’aveu, entourée de tableaux représentant les récentes victoires militaires de la France : le duc de Nemours y figure. Une nuit, M. de Nemours la surprend dans sa rêverie, alors qu’elle fait des nœuds à une canne des Indes qu’elle lui a dérobée. Quoique Mme de Clèves se soit retirée aussitôt, cette rencontre a été surprise par un espion de M. de Clèves : il en déduira que, malgré ses protestations de vertu, Mme de Clèves le trompe, et mourra de chagrin . L’épisode est évoqué ainsi par Mme de Clèves devant le duc de Nemours : « Ne parlons plus de cette aventure, lui dit-elle, je n’en saurais soutenir la pensée ; elle me fait honte et elle m’est aussi trop douloureuse par les suites qu’elle a eues. Il n’est que trop véritable que vous êtes cause de la mort de M. de Clèves »
    M. de Nemours et Mme de Clèves chez le vidame de Chartres .
    Après la mort de M. de Clèves, le duc de Nemours persuade le vidame de Chartres d’organiser chez lui sa rencontre fortuite avec Mme de Clèves. Celle-ci lui avoue son amour, mais refuse de l’épouser.

images de la Renaisssance française