Le Baobab fou par Ken Bugul

(Rose Ndong + Christine Ndiaye + Eudel Choitsho Dorji + Allison Walacavage + Kathryn Thompson)

 

le Sénégal

La Belgique:

Allez visiter la place de l'hotel de ville à Bruxelles

(Blason de la ville de Bruxelles: Saint Michel terrassant le dragon)

Site de Bruxelles

Images de Belgique

Mythes et fantasms:

Oeuvres de Ken Bugul, au coeur du pays fantôme
(MFI) En 1983, une jeune femme, alors employée au planning familial de Dakar, publiait un livre dérangeant dans lequel elle contait ses errements et dérives dans l’Europe de la fin des années 60 :
  • Le Baobab fou (N.E.A.) que son éditeur lui avait conseillé de signer d’un pseudonyme, Ken Bugul, autrement dit en wolof « celle dont personne ne veut ». Après bien des bouleversements dans sa vie professionnelle et privée, Ken Bugul est, depuis plusieurs années, installée au Bénin.
  • En 1994, elle mettait fin à un long silence littéraire en publiant Cendres et braises (L’Harmattan), suivi
  • en 1999 de Riiwan ou le chemin de sable (Présence africaine), deux romans nourris, comme le précédent, par sa propre expérience. Prenant quelques distances avec le récit en large partie autobiographique,
  • Ken Bugul propose un nouveau livre : La Folie et la Mort (Présence africaine).
    Dans ce roman, elle croise les destinées de deux jeunes protagonistes, Fatou Ngouye et Mom Ndioum. Dès les premières pages, cette dernière confie à son amie qu’elle a décidé « de se tuer pour renaître »... Dès lors, le roman conjuguera les chemins et leurs croisées, emportant le lecteur dans un univers mêlant la quotidienneté la plus immédiate aux dérives oniriques aux limites du fantastique. Du choix délibéré de Mom Ndioum de subir la terrible épreuve du tatouage des lèvres aux exactions commises par les sbires du Timonier qui impose sa terreur à l’ensemble de la population, le roman est une dérive au coeur des extrêmes, sur les chemins de... La Folie et de la Mort.
    Mais dans ce récit, un troisième personnage, essentiel, surgit : la radio que Fatou Ngouye emporte partout avec elle, qui constitue en quelque sorte sa liaison au monde et qui lui en restitue les échos. Ainsi, dans un étonnant dialogue avec cette voix de l’ailleurs, l’héroïne prend place, au même titre que ses proches (que son continent ?) dans le concert universel. Ainsi Ken Bugul conçoit-elle la destinée singulière de son personnage qui ne s’entend que dans une attention au devenir de l’autre. Enraciné dans « un pays fantôme, absurde, ridicule et maudit comme il y en a bon nombre sur ce continent », La Folie et la Mort est un livre à l’écoute du monde, de ses bruits et de ses fureurs - les folies rwandaises, les drames sierra-léonais ou congolais, mais aussi les bruits du Proche-Orient ou du Timor et les fureurs kurdes ou tchétchènes...

 

Biographie et oeuvres de Ken Bugul: Avec la parution du Baobab Fou (NEAS, 1983) Ken Bugul - Mariétou Biléoma Mbaye de son vrai nom -, provoquait un tollé dans la littérature africaine. Jamais, une Africaine n'avait bousculé autant d'idées reçues.

Interview de Ken Bugul

Femmes ecrivains du Sénégal



KEN BUGUL (Aka Mariétou Biléoma Mbaye)

"Incapable de comprendre pourquoi elle a été arrachée à sa mère, Ken Bugul se persuade toute enfant que «personne ne veut d'elle». Le sentiment d'être rejetée, qui domine toute son enfance, est exacerbé par les rencontres qu'elle fait au cours de son adolescence".

"Lors de son arrivée en Belgique, elle découvre que l'Europe n'est pas à l'image du monde ouvert et accueillant qu'elle avait imaginé. Privée d'idéal et de points de repère, Ken Bugul se laisse alors glisser sur la pente de la déchéance"

 


KEN BUGUL (aka Mariétou Biléoma Mbaye)


Publications:

  • Le Baobab Fou (Nouvelles Editions Africaines, Senegal, 1983) novel. Translated into English (USA- Lawrence Hill Books – The Mad Baobab Tree), German (Union Verlaag Zurich), and Dutch.
  • Cendres et braises (L’Harmattan, Paris, 1994) novel
  • Riwan ou le Chemin de Sable (Présence Africaine, Paris, 1999) a novel which was awarded the Grand Prix Littéraire de l’Afrique Noire in 1999.
  • La Folie et La Mort (Présence Africaine , Paris, 2000) novel


Mariètou Mbaye Bileoma, alias Ken Begul which means "nobody wants it" in Wolof, her pen name, was born in 1948 in Louga (Senegal). From high school in Thiès, she went to study at the University of Dakar before obtaining a bursary from the Centre National du Livre in 1995. She graduated in languages and specialised in Family Planning and Development. Ken Bugul now lives in Benin.


Ken Bugul is the first Senegalese woman to have denounced plainly how, in her book Le Baobab fou, part of a profiteering and concupiscent Europe is working towards corrupting young African women with staggering identities, reducing them to being sexual objects. Thanks to her critical look, Ken Bugul has been able to take advantage of her life shared between Africa and Europe. Thus, if in several of her novels dealing with the image and role of African women within family and social groups, she condemns women's debasement, she does not offer a caricatured view of them. Her novels Riiwan ou le chemin de sable and La folie ou la mort are inspired by her own eventful life. While her books are often autobiographical, readers are invited to consider Ken Bugul's texts as a mirror of the relations of African and European cultures towards women and African women in particular. She was awarded the Grand Prix de l'Afrique Noire in 1999 and, since, has been one of the rising African literary figures.

Ken Bugul, de son vrai nom Mariètou Mbaye Bileoma, est née en 1948 à Louga, dans le Ndukumaan au Sénégal. Elle signe ses ouvrages sous le pseudonyme de Ken Bugul qui signifie, en wolof, « personne n’en veut ». Elle fait ses études secondaires à Thiès puis à l’université de Dakar avant d’obtenir une bourse du Centre National du Livre en 1995. Elle est diplômée de langues, spécialiste du développement et de la planification familiale et habite aujourd’hui au Bénin.


Ken Bugul est la première femme sénégalaise à avoir dit sans ambages, dans Le Baobab fou, comment une certaine Europe, mercantile et concupiscente, travaille à pervertir de jeunes africaines à l’identité vacillante en les réduisant à l’état d’objets sexuels. Femme entre deux mondes, l’Afrique et l’Europe, Ken Bugul sait, grâce à un regard critique, tirer profit de cette situation. Ainsi, si dans plusieurs de ses romans – qui ont pour thème central l’image et le rôle de la femme africaine au sein des communautés familiales ou sociales – elle condamne l’avilissement de celle-ci, du moins n’offre-t-elle aucune vision caricaturale de sa situation. Ses romans Riiwan ou le Chemin de sable et La folie ou la mort s’inspirent de sa vie mouvementée. De nature souvent autobiographique, le pacte qui lie l’oeuvre à ses lecteurs invite à considérer les textes de Ken Bugul comme un miroir promené le long des cultures africaines et européennes, dans leurs rapports à la femme, à la femme africaine en particulier. Récompensée par le Grand Prix de l’Afrique Noire en 1999, elle est l’une des figures montantes de la littérature africaine.

(trouvé sur ce site)

 

La Noire de... (1966) / Long Métrage


C'est le premier long métrage africain. L'histoire est celle d'un couple de coopérants qui ramènent en France la bonne qu'ils avaient durant leur séjour au Sénégal. En France, la vie de cette femme n'est pas celle dont elle avait rêvée. Loin de ses habitudes, de ses traditions, de sa famille, elle regrette vite d'être venue. Critique d'une période post-coloniale où l'attitude des européens envers leurs employés africains tenant encore du dominant-dominé même avec les bon traitement prodigués par le couple. Le film a obtenu le Prix Jean VIGO. (65 mn)

Ousmanne Sembene cinéaste sénégalais

(La Noire de..., 1966) Diouana finds her pleasant babysitting chores for a French family in Dakar topped by an invitation to accompany them back to France; but once there, she's just "the black girl."