Que la fête commence
Un film de Bertrand Tavernier


Le film se situe en 1719, juste après la mort de Louis XIV, le roi soleil, qui a laissé son trône à son arrière petit fils, un garçon agé de 5 ans. De 1715 à 1723, le pouvoir a été donné au régent Philippe d’Orléans (1674 - 1723) qui a été nommé au conseil de Régence en 1715. Son gouvernement fut marqué par sa réaction contre le règne de Louis XIV et ses efforts à résoudre les problèmes financiers de France avec le système de Law. Il a passé une alliance avec l’Angleterre, qui était protestante et parlementaire. On l’a accusé d’avoir l’ambition de devenir un monarque constitutionnel.
Son ministre et complice fut l’Abbé Dubois, né en 1656, et fils d’un apothicaire, il est devenu ministre d’Etat aux affaires étrangères et puis archevêque en 1720. Il a réalisé la triple alliance entre l’Angleterre, la France et les Pays-Bas et est connu pour sa moralité assez médiocre.
On s’interessait à la colonisation de la Louisiane et du Mississippi pour des raisons commerciales. Le pouvoir et l’argent étaient concentré à Paris, au Palais Royal. La différence entre pauvres et riches était énorme et le peuple était prêt à révolter.
Bilan du film
Le film commence en Bretagne, région qui a commencé à se révolter contre la concentration du pouvoir à Paris et aussi contre la famine chez eux. Leur « chef » est le Marquis de Pontcallec, qui, avant de former une armée, veut aller à Paris parler au Régent Philippe Orléans
Avant de parler avec le Régent, Pontcallec se fait arrêté dans un bordel et presque déporté à la Louisiane. Il s’échappe avec d’autres prisonniers en Bretagne ou il décide de former son armée avec l’aide des espagnols contre le Régent et le système de Law à Paris.
Dubois, pour plaire aux Anglais qui sont inquiets des révoltes en Bretagne soutenues par les Espagnols, veut encore une fois arrêter Pontcallec.
Pendant ce temps, à Paris, certains grands seigneurs spéculateurs, inquiets de la nature libérale du Régent, se font rembourser en or leur monnaie de papier.
Le film se termine à la campagne quand le carosse de Dubois tue un pauvre petit paysan. Sa sœur brule le chariot, indication de la révolution qui va venir du peuple.

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Conclusion
Le manque de moralité et la disparité entre pauvres et riches sont une recette presque parfaite pour une révolution. A la fin du film, le régent parle d’une main pourrie qu’il n’arrive pas à laver, comme s’il se rendait compte de son immoralité et de l’état général de France. La scène finale indique la grande révolte qui suivra. Bertrand Tavernier
Bertrand Tavernier est né à Lyon en 1941, fils de l’écrivain René Tavernier. Il a étudié le droit à l’université puis est devenu critique de films. En 1963 il a réalisé son premier court métrage « Les baisers ». « Que la fête commence », présenté au publique en 1975, lui a gagné son premier César, comme meilleur réalisateur en 1976.