Louis Malle, notes biographiques
Louis Malle (Biographie)
Au Revoir Les Enfants
Sommaire du film:
En France en 1944, Julien, un enfant de 12 ans, est envoyé dans une école
catholique qui cache quelques étudiants juifs. Il se fait un ami
d’un
de ces étudiants qui est aussi son rival scolaire. A la fin du film
les réfugiés et le curé principal sont trahis par
le vindicatif cuisinier récemment renvoyé de l’école.
Ce film est basé sur la vraie histoire de l’enfance de Malle,
qui, à travers son film, se vide de ces aigres souvenirs.
Thèmes importants:
1. L’occupation de France
La scène au restaurant avec la mère
de Julien, Jean et le frère de Julien
Sommaire de la scène :
Quelques policiers français entrent dans le restaurant et demande
à un
client juif de partir. Le propriétaire du restaurant défend
son fidel client. Un soldat allemand, qui mange avec d’autres soldats
et qui veut impressionner la mère de Julien, exerce son autorité en
mettant à la porte les policiers français.
Ici on voit comment fonctionnait l’occupation allemande au niveau
quotidien. Selon Malle, les policiers français suivaient facilement
l’autorité allemande, pendant que les allemands choisissaient
quand et comment exercer leur pouvoir. Le policier allemand qui flanque les
policiers français, veut impressionner la mère de Julien, mais
aussi montre un pouvoir si totale et complet qu’il pouvait annuler
ses propres règles.
On voit aussi les réactions différentes des autres clients
au restaurant. Par exemple, une dame crie, « Oui, tous les Juif a
Moscou ! » pendant que d’autres restent silencieux. On voit
la diversité des
opinions locales sur la question juive.
2. Les gens qui ont aidé les Juifs
Pendant la seconde guerre mondiale plus que 1.2 millions d’enfants
ont été tués dans les camps. Certaines écoles
catholiques ont eu pitié des étudiants juifs et les ont cachés
derrière leurs portes. Ces enfants juifs, souvent inscrits sous
des faux noms, devenaient des catholiques « immédiats »,
et personne ne parlait de leur Judaïsme, même s’il le
soupsonnait. Sous la protection d’une sorte de « pacte de
silence » entre
tout le monde à l’école, certains étudiants
juifs chanceux passaient inaperçus.
La scène de la sainte communion
Sommaire de la scène :
Ici le curé refuse de donner l'hostie à Jean,
bien qu’il attende son tour, bouche ouverte. Ces Catholiques qui
cachaient des juifs ne parlaient pas librement d’une distinction
entre enfant juif et enfant catholique, a peine de mettre leurs vies en
danger, mais ils
faisaient une distinction privée comme celle-ci. Ils les cachaient
parce que leurs vies étaient en danger— mais ils ne voulaient
pas les accepter dans leur foi.
Même si personne n’en parlait, il existait des vues différentes
sur la question juive, comme on a déjà vu dans la scène
au restaurant. Mais les enfants
ne savaient pas ce que c’était qu’un juif. Comme le
frère
de Julien lui explique, "un Juif c’est quelqu’un qui ne
mange pas de porc". Même s’ils avaient entendu parler
du judaïsme,
ils ne savaient pas le reconnaître. Julien ne comprend
pas vraiment les bougies du Shabbat de Jean. Quand Julien découvre
que Jean Bonnet s’appelle Jean Kippelstein, il ne voit pas la grande
différence
supposée entre Juif et non Juif. Pour lui, Jean était un
ami, un garçon comme lui.
3. Le discours
Comme ce film est, pour Malle, une occasion de se vider de ses démons,
je le trouve très vraissemblable. La manière dont
il présente
sa propre histoire est sensible, subtil, et tout a fait émouvante.
Il capture sincèrement la relation délicate entre Julien
et Jean.
Leur histoire est racontée du point de vue de Julien, qui, comme tous
les enfants du monde, possède une vue assez étroite. Comme
ferait un enfant, Malle fait très attention au quotidien, et il
garde pour la fin les choses qui sont plus graves. Par
exemple, on ne voit pas très clairement le danger de la présence
de Joseph jusqu’au moment où il les trahit.
Le film se termine brusquement par l’entrée des Nazis
et la trahison de Joseph, et il nous laisse avec une tristesse profonde.
Le film, qui est vide de violence comme la vie quotidienne d’un
enfant normal, se termine sur le savoir et la tristesse d’un adulte.
CONCLUSION
Ces films mettent en perspective l’occupation en montrant ses effets
sur la vie quotidienne. Nous, les spectateurs, nous identifions avec des
choses apparemment insignifiantes parce que comme ça on s’imagine
plus facilement à leur place.