Exposé sur La Marseillaise par Elana Kimbrell
La réalisateur du film La Marseillaise, sorti en 1937, est Jean Renoir.
Il est né le 15 septembre 1894 à Paris, et il était le deuxième
fils du peintre Pierre-Auguste Renoir. Il avait deux frères ; son aîné,
Pierre Renoir, est un des acteurs qui apparaît dans La Marseillaise. D’autres
films de Jean Renoir qui ont reçu beaucoup de succès sont La Bête
humaine (1938), grâce au succès duquel il a pu être son propre
producteur de La Règle du Jeu (1939) et de La Grande Illusion (1937).
Jean Renoir est décédé le 12 février 1979 à Beverly
Hills.
La Marseillaise est connu comme « un film classique du cinéma français
(qui) prit la forme d’une exaltation de la liberté et d’un
hymne à la gloire de peuple français. » On dit que dans ce
film, Jean Renoir est conscient de l’importance grandissante des films
en français montrés à Londres. Jean Renoir disait « il
faut travailler au renouveau du cinéma français. » Il a décidé de
montrer les révolutionnaires comme des gens très normaux, pas comme
des sauvages féroces, ce qui était un choix assez audacieux pour
l’époque. Un autre point sur l’authenticité du film
et que toutes les scènes de Paris ont été tournées
sur les lieus mêmes : le faubourg Saint-Antoine, la place de la Bastille,
les Champs-Élysées, et le château des Tuileries.
Les personnages principaux du film peuvent être divisés selon leurs
places sociales et historiques.
A la cour on trouve Louis XVI (joué par Pierre Renoir, le frère
du réalisateur), Marie Antoinette et La Rochefoucauld. Il ya des aristocrates
: monsieur de Saint Laurent, un commandant du roi qui était chef du fort
de Marseille, et madame Elisabeth qui rend visite à Marie Antoinette.
Les Marseillais incluent Honoré Arnaud, un fonctionnaire qui est cité par
Monsieur de Saint Laurent comme un exemple de quelqu’un qui est « un
patriote et un gentilhomme à la fois. » Puis il y a Bomier, le gentil
maçon, Javel le peintre, Ardisson, et Cuculière. Comme représentantes
du peuple il y a Louison, la copine parisienne de Bomier, et la mère
de Bomier.
Dans la première scène, on se trouve à la cour du roi. C’est
le 14 juillet 1789, et La Rouchfoucauld vient de dire à Louis XVI que
la Bastille a été prise par le peuple. Le roi demande si c’était
une révolte, et l’autre lui répond : « Non sire, c’est
une révolution. » C’est un commencement très dramatique
et à propos pour ce film.
Ensuite, on va dans un village de Provence, où un paysan, Joseph Roux,
appelé « Cabris » est mis devant un tribunal parce qu’il
a tué un pigeon. Les juges aristocrates essaient de défendre leurs
droits féodaux, et discutent la décision. Cependant, Cabris échappe.
Il va dans les montagnes, où il nous entraîne vers deux des personnages
importants : Arnaud et Bomier.
Ces deux jeunes hommes rentrent à Marseille lorsqu’ils reçoivent la nouvelle que quelques châteaux voisins ont été brûlés, et que le temps est arrivés pour passer à l’action. C’est octobre 1790, et le peuple de Marseille s’agite contre les gens qui profitent du système du gouvernement et du commerce.
Les révolutionnaires
prennent contrôle du fort. Le commandant déposé parle avec
Arnaud, et lui demande en quoi constitue « la nation » auquel Arnaud
croit si fortement. Il lui répond que c’est « une union fraternelle
de tous les français, » une « nouvelle religion » pour
les citoyens de la France.
Après la défaite de l’aristocratie, on voit les nobles en
exile à l’hôtel Stadt Coblentz en Allemagne, où ils
sont depuis deux ans.
A Marseille, une femme harangue des gens dans « un club Jacobin.» Elle dénonce le roi et la reine, et la majorité des spectateurs sont avec elle. Ensuite il y a un appel pour 500 volontaires qui doivent monter à Paris. Ce bataillon des Marseillais marche pendant 25 jours. C’est alors qu’ ils entendent la chanson des soldats du Rhin, et les Marseillais commencent à la chanter et la rendre populaire.
La Marseillaise devient l’hymne des révolutionnaires,
qu’ils chantent en entrant dans Paris, et éventuellement l’hymne
national de la France. On voit Arnaud qui dit que cette chanson « va unifier
tous les français, » et il se sent qu’elle est comme « un écho
de ses propres pensées. »
Voir la Marseillaise :
http://www.fordham.edu/halsall/mod/marseill.html
Finalement en arrivant sur les Champs-Élysées, les fédérés
marseillais rejoignent les fédérés bretons. Il y a un
banquet qui est interrompu par le passage des gardes nationaux, et parisiens
et provinciaux
se battent.
A la cour le roi prend la décision de rendre public le manifeste de Brunswick,
nommé plus tard « l’abîme entre le roi et le peuple. » Le
manifeste est un document écrit par le duc de Brunswick-Lunebourg pour
déclarer les intentions du roi de Prusse et de l’Empereur autrichien,
qui apportent leur aide à la monarchie française.
Voir le manifeste de Brunswick :
http://mapage.noos.fr/mlopez/texte_manifeste.htm
«
A ces grands intérêts se joint encore un but également important,
et qui tient à coeur aux deux souverains, c'est de faire cesse l'anarchie
dans l'intérieur de la France, d'arrêter les attaques portées
au trône et à l'autel, de rétablir le pouvoir légal,
de rendre au roi la sûreté et la liberté dont il est privé,
et de le mettre en état d'exercer l'autorité légitime
qui lui est due.
Convaincus que la partie saine de la nation française abhorre les excès
d'une faction qui la subjugue, et que le plus grand nombre des habitants attend
avec impatience le moment du secours pour se déclarer ouvertement contre
les entreprises odieuses de leurs oppresseurs, Sa Majesté l'Empereur et
Sa Majesté le Roi de Prusse les appellent et les invitent à retourner
sans délai aux voies de la raison et de la justice, de l'ordre et de la
paix. C'est dans ces vues que moi, soussigné, général commandant
en chef des deux armées, déclare: ... «
(Ces menaces visent a faire peur au peuple français)
Par ces raisons, je requiers et exhorte tous les habitants du royaume, de la
manière la plus forte et la plus instante, de ne pas s'opposer à la
marche et aux opérations des troupes que je commande, mais de leur accorder
plutôt partout une libre entrée et toute bonne volonté,
aide et assistance que les circonstances pourront exiger.
Après ce manifeste, les révolutionnaires demandent la déposition
du roi dans les journaux en particulier celui de Marat, et c’est l’attaque
et la prise du château des Tuileries la nuit du 10 août 1792 .
Voir la nuit de l'assaut
http://www.megapsy.com/Revolution/Rev_042.htm
Les deux côtés sont prêts pour l’assaut. Le Marquis
de Mandat qui protège le château met la garde nationale dans le
jardin et les 900 soldats suisses dans la cour. Il met des canons sur le Pont
Neuf. Les Marseillais attendent dans la caserne des Cordelier, et avec les autres
patriotes, ils comptent quinze ou seize cent hommes sans beaucoup de munitions.
Poussé par la reine, Louis XVI descend au jardin pour passer ses troupes
en revue ; il est comme un automate – sans plus d’espoir, il sait
que rien ne va plus. Les Suisses et les gardes nationaux crient « Vive
le roi ! » pendant que les artilleurs et le bataillon de la Croix-Rouge
crient « Vive la nation ! » Les insultes commencent : « A bas
le veto ! A bas le gros cochon ! » Quand Louis revient, Marie Antoinette
le regarde et dit « Tout est perdu… » A sept heures du soir
les fédérés marseillais et bretons et le bataillon des Gobelins
entrent au Carrousel, et l’assaut commence. Bomier est blessé et
peu après, il meurt. Mais le château est pris, la famille royale
est amenée à l’Assemblé qui est dissoute. La Commune
de Paris dit que le roi et les autres seront jugés par des représentants élus
par tous les français, et une Convention Nationale va gouverner la France.
Le film se termine avec les extrémistes qui deviennent les maîtres de Paris, et les bataillons des patriotes qui partent en guerre contre les autrichiens et les prussiens. Arnaud et ses amis disent qu’ils sacrifient leurs vies à la liberté.