Nisha Agha: Présentation de la 1ère partie du film Le Chagrin et la Pitié
Cette partie traite surtout des anglais et des Pétainistes


Dans la première partie on voit plusieurs anglais qui parlent de ce qu’ils on vu pendant l’occupation.

Les anglais interviewés dans le film sont des politiciens, des pilotes ou des espions:
1) Des politiciens :
Sir Anthony Eden a travaillé comme ministre des affaires étrangères pour l’Angleterre sous Winston Churchill. Il était en France avec Churchill à Briare quand ils ont rencontré les alliés pour la dernière fois. Il raconte comment Churchill n’a pas accepté l’armistice. Eden a dit, « Si les français ne peuvent pas continuer à se battre, c’est une chose, mais si jamais ils donnent une facilité à l’ennemi, c’est une autre chose. » Il a compris que la France ne pouvait pas continuer, mais il n’aimait pas l’idée qu’elle s'était arrêtée si facilement.
L’incident à Mers el-Kébir a aussi été mentionné. Mers el-kébir était une base navale française au début de la deuxième guerre. Après l’été 1940 Churchill et le gouvernement anglais ne voulaient pas que les allemands l’utilisent. Le 3 juillet 1940 la marine anglaise est arrivée et a demandé aux officiers français de livrer leur flotte. Quand les français ont refusé les anglais ont tiré sur eux. Pendant l’attaque 1,147 marines ont été tués. L’attaque était nécessaire pour que les français, allemands et italiens ne se mettent pas ensemble contre les anglais qui n’était pas assez puissants. Les anglais se sont sentis trahis par les français quand ils ont signé l’armistice. L’article 8 de l’armistice disait que la flotte devait passer sous le contrôle des allemands ou des italiens.
Le Major General Edward Spears, un lieutenant et représentatif personnel de Churchill en France, a pensé à l’horreur de Mers el-Kébir en voyant des marins français en Angleterre la veille de l'attaque.
2) Des espions
Denis Drake était un espion qui a dessiné un plan des lignes électriques du chemin de fer pour aider aux bombardements des trains. Ses impressions du peuple français sont très favorables. Il parle spécifiquement de l’hospitalité des cheminots et des communistes qui l’ont beaucoup aidé. Ils l'ont caché chez eux en mettant leurs vies en danger pour le protéger. Le fait qu’il était homosexuel lui a permis d’éviter qu’on le soupçonne d’être espion. Les préjuges voulant que les homosexuels manquent de courage. Drake avait un peu de ces préjuges sur lui-même. « Je voulais faire preuve du même courage que mes amis qui étaient devenus aviateur ... en tant qu' homosexuel à ce moment là dans ma vie c’était une de mes grands craintes que je n’aurais pas de courage de faire certaines choses. »
3) Un pilote
Les pilotes ont tenus des missions très dangereuses. Un pilote parle de la générosité des gens qui ont risqué leurs vies pour le cacher. Il se souvient d’un M. Sauçay qui l’a aubergé. Pendant une période où les cigarettes étaient si difficiles à avoir, ce monsieur lui en donnait une vingtaine par jour et ramassait les mégots pour fumer lui-même.


Dans la première partie on voit aussi les Pétainistes:


Il s’agit surtout de la propagande pétainiste.

On voit Pétain dans les rues qui salue le peuple. Il embrasse les enfants. On voit une petite fille qui lui apporte une lettre. Il parle dans les écoles, comme on le fait encore aujourd’hui. Sa propagande montre des images de la patrie, de la famille et du travail.

Le ministre de la jeunesse Georges Lamirand organise des excursions dans la nature pour les jeunes. Il veut convaincre les gens de l’importance de la patrie, de la famille et du travail. Dans le film on voit les images des jeunes dans la forêt et en même temps on entend les paroles de la propagande. « Il a pu voir ces groupes de jeunes hommes réunis par une même idée et qui mènent une vie grande et simple dans un contact continue avec la nature, le travail et la simplicité. Ces bases élémentaires doivent refaire le pays. » Les idées de patrie, famille et travail sont appliquées non seulement aux travailleurs mais aussi à la jeunesse.

L’église et la justice collaborent avec Pétain..

Pendant ce temps les fascistes français contrôlent les journaux et les actualités au cinéma.

Pierre Laval, 1er ministre de Pétain, contrôlait Le Moniteur qui était son organe de propagande. Les journaux disaient que les malheurs de la France étaient causés par les influences étrangères. Les idées d’anti-sémitisme et l’anglophobie était encouragés. La solution qu’ils donnaient était de rétablir l’élite française. Cette phrase était publiée à la première page des journaux. C’était une façon de dire que les juifs et les étrangers n’étaient pas bienvenus dans le pays. Les pétainistes encourageaient au racisme.


La majorité des gens soutenaient Pétain mais beaucoup d'entre eux ne savaient pas pourquoi. Peut-être avaient-ils le cerveau lavé par des slogans tels que “soyons français" ou "Vive le Maréchal.” On voit aussi les visages de gens peu convaincus quand Pétain annonce à la radio qu’il faut cesser le combat. À mon avis il n’y avait pas mal de gens qui ne savaient pas trop quoi penser ni trop quoi faire pendant ce temps de guerre.
Ils ont donné leur soutien à Pétain sans trop savoir pourquoi. Malheureusement aujourd’hui les gens font toujours le même choses et soutiennent leur gouvernement sans comprendre les mobiles de leurs décisions.