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L'opposition
L'opposition
de la domination européenne allait provoquer la révolte des
masses paysannes
La reddition
d'Abd el-Krim en 1926, comme le retrait de Lyautey, ouvrit une nouvelle
période où la France recourut de plus en plus à l'administration
directe, accéléra la colonisation rurale encouragea le
peuplement européen et reprit la conquête militaire, achevée
en 1944. Les effets de la crise économique mondiale, qui fut sensible
au Maroc en 1931-1932, des maladresses administratives, comme
L'ère de libéralisme
politique qu'ouvrait, en 1936, l'avènement du Front populaire en
France encouragea les espoirs. Le mouvement gagnait les villes et les campagnes.
Les troubles de 1937, à Meknès et Marrakech, montrèrent
son extension. Pourtant, à la veille de la Seconde Guerre mondiale,
les divisions du parti nationaliste, la crainte des revendications des
pays de l'Axe rapprochèrent Français et Marocains.
Les rangs des nationalistes
grossissent et revendiquent l'indépendance et non plus seulement
les réformes. Pendant la Seconde guerre mondiale, les Marocains
combattent en Europe contre les promesses faites par les Alliés
puis obtiennent le soutien américain lors de la conférence
d'Anfa en 1943. Dès lors, le sultan Mohamed
Le débarquement américain de novembre 1942, l'entrevue d'Anfa de 1943 où le sultan rencontra Roosevelt, les encouragements du président des États-Unis au nationalisme marocain précisèrent les revendications des partis politiques. L'influence de la Ligue arabe,la caution donnée au mouvement nationaliste par le sultan (discours de Tanger, 1947) rendaient urgente une nouvelle définition du régime du protectorat.Des négociations s'engagèrent entre le sultan Sidi Mohammed et le gouvernement français, mais elles achoppèrent sur la question de souveraineté. À la fête du
Trône, qui coïncidait en 1952 avec le vingt-cinquième
anniversaire de son avènement, le sultan réaffirma sa
volonté d'indépendance, cependant que les sanglants événements
de Casablanca, les 7 et 8 décembre, annonçaient la crise.
La résidence interdit le Parti communiste et le parti de l'Istiqlal
(indépendance), encouragea l'opposition au sultan de certains milieux
traditionalistes (pétition du 21 mai 1953). Le 20 août, Sidi
Mohammed fut contraint d'abdiquer. Il fut remplacé, le 21, par son
cousin Ben Arafa. Le gouvernement français avait laissé faire:
sa politique marocaine s'élaborait moins à Paris que dans
les cercles liés à la résidence.Les réformes
qui devaient justifier le coup de force furent remises
L'indépendance
Après la recherche
laborieuse d'un compromis, la déclaration de La Celle-Saint-Cloud,
le 6 novembre 1955, annonce des "négociations destinées
à faire accéder le Maroc au statut d'État indépendant
uni à la France par des liens permanents d'une interdépendance
librement consentie et définie".
La lutte pour l'indépendance
semblait se poursuivre par la reconquête d'un passé qui paraissait
avoir été doublement confisqué:d'une part dans sa
gestion, d'autre part dans son écriture dont on supposait qu'elle
avait été systématiquement déformée
par la vision "coloniale". La redécouverte de leur passé
par les Marocains et le renouvellement de l'historiographie dominent ainsi
la vie culturelle du Maroc depuis
Au vrai, le protectorat, s'il
avait fourni des instruments de travail en publiant des sources européennes
(Les Sources inédites de l'histoire du Maroc , 30 vol.), des monographies
(Villes et Tribus , 13 vol.) et des revues d'un haut niveau scientifique
(Archives berbères 1915-1920; Archives marocaines , 1904-1936; Hespéris,
depuis 1922), avait surtout encouragé les travaux archéologiques.Les
premières années de l'indépendance sont marquées
par un manichéisme aux valeurs inversées, ainsi que par la
recherche de la spécificité de l'histoire marocaine dans
des interprétations générales souvent d'inspiration
marxiste. Le renouvellement se fait dans les années 1980 seulement.
Il est dû conjointement à la relève de jeunes historiens
Liens Utiles
La site sur le Nationaliste marocain (1882-1963) Abd el Krim
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