1788 : La Révolution commence à Grenoble de Maurice Failevic


Personnages principaux

Coquard, paysan, père de Guillaume
Guillaume, étudiant (bourgeois)
Le comte, le seigneur qui contrôle les terres
Nicolas, paysan

Les paysans et paysannes travaillent dans les champs. Les seigneurs prennent le sixième des tas qu'ils ont préparés.

En ville, on appelle des hommes qui ont des dettes. Les paysans doivent payer pour l'usage des champs. Un paysan dit « je n'ai pas de quoi, les gabelous m'ont tout pris. » Ce paysan doit faire 3 jours de corvée.

Pendant ce temps le seigneur achète un cheval pour cinq cent livres, bien que ses caisses soient vides.

Guillaume, le fils du paysan Coquard, est étudiant et est en voie de devenir bourgeois. Il arrive de Chinon. Coquard dit qu' à la campagne ça va mal--ils parviennent juste à payer l'impôt : taille, capitation, corvées royales sur les routes. Le fils dit qu'en ville la vie est aussi très chère et qu'il a entendu que le roi n'avait plus un sou.

Quatre paysans vont parler au comte avec le curé pour demander son aide. Le seigneur dit que c'est une mauvaise année pour tout le monde et qu'il faut aller à Versailles parler au roi.

Les paysans aiguisent leurs faucilles et ramassent leur récolte avant l'aube pour éviter le seigneur.

Les paysans sont arrêtés pour avoir ramasser les récoltes. Ils portent plainte contre le seigneur avec l'aide de Guillaume.

Le juge les trouve coupables de crimes de chasse, de n'avoir pas payé d' impôts, et de mépriser l'autorité seigneuriale. Il leur impose de lourdes amendes que les paysans ne peuvent pas payer. Un paysan dit qu'il est obligé de se vendre comme esclave. Dans une vente aux enchères un autre paysan l'achète pour dix sous.

La pension du comte ayant été réduite, celui-ci est furieux parce qu'il doit soutenir son fils et parce qu'il est fidèle au roi. Mais la réduction des pensions est une mesure générale. On apprend que le roi va appeler les Etats Généraux pour lever les impôts.

A l'église le prêtre annonce que le roi va convoquer les Etats Généraux pour soulager l'état de misère. Il lit un mandat du roi qui spécifie qu'il faudra élire des représentants du peuple.

Les paysans se demandent qui, parmi eux, sait écrire. Le fils de Coquard est mentionné. Ils boivent à la santé du roi.

Guillaume, le fils de Coquard, dit que les droits seigneuriaux sont injustes. Il faut avoir une loi qui est la même pour tout le monde. Il croit à la liberté du commerce, à la liberté de la presse, à la liberté d'exercer toute profession et il pense que les lettres de cachet doivent être abolies. Son père n'est pas convaincu.

Le peuple élie Guillaume pour rédiger les doléances des paysans. D'abord personne ne parle. Puis ils parlent tous en même temps. Les paysans dénoncent la gabelle et les droits des seigneurs, ils veulent une école et un système de justice reformé. Guillaume leur rappelle qu'il faut trouver ce qui est commun dans toutes les paroisses et que « le tiers état qui est tout dans la nation n'est rien dans la politique. » Guillaume dit qu'il faut abolir les privilèges et suivre la lumière nouvelle de la liberté et de l'égalité. Les paysans sont d'accord sur le cahier de Chinon, qui contient toutes les idées de Guillaume. Les paysans élisent Guillaume et Nicolas (un paysan) pour être leurs députés à Chinon.

Nicolas revient en disant que Guillaume va « monter jusqu'à Versailles . » Il raconte qu'il y avait 400 représentants qui criaient en même temps dans une belle salle. Quand quelqu'un lui demande s'il a dit ce qu'il avait à dire, Nicolas dit que Guillaume a parlé de tout. Nicolas dit que les paysans ne peuvent pas aller à Versailles--« il faut des gens qui connaîssent la loi. » Il est content d'être rentré du monde politique. Les paysans réaffirment qu'ils sont contre les usages et contre la misère.

Les paysans perdent le procès contre le château. Les juges et les seigneurs sont de connivence.

Le comte tue le chien d'un paysan qui cherche des champignons dans le forêt. Il le menace et lui dit de respecter les lois de la chasse.

Un vendeur vient de Paris avec des nouvelles du Tiers-Etat à la cour du roi. Il parle du serment du jeu de paume et de la prise de la Bastille : « le Tiers-Etat est maître de la capitale, le roi porte la cocarde tri-colore, et la constitution sera accordée. » Mais un paysan demande « qu'est qu'ils feront pour les paysans ? »

Les paysans font la récolte du blé avant la dîme. Quand les soldats essaient de rentrer dans les granges pour prendre les récoltes, les paysans se défendrent en disant « On veut parler au comte. »

Les paysans vont au château. Quand le comte leur demande de sortir, un homme dit « pas avant d'avoir mon titre. » Quand le conte répond, « vous ne savez même pas lire, » les paysans rentrent dans le château et jettent les titres par les fenêtres. Ils détruisent les barrières entre la route et les champs et rentrent dans les champs.

Un homme qui passe leur dit qu'à Versailles les privilèges et les droits des seigneurs ont été abolis. Un paysan lui demande ce qui a été fait pour les paysans »

Le film finit au début de « la grande peur » qui fut provoquée par la révolte des paysans contre les idées révolutionnaires.

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