Danton d'Adrezej Wadja


Personnages Principaux
Danton
Camille Desmoulins
Lucile Desmoulins
Robespierre
Saint-Just
Lacroix
Philippeau
David
Linder

 

PARIS PRINTEMPS 1794 (AN II DE LA REPUBLIQUE)

Il ya des contrôles partout dans Paris. Il faut tout vérifier et la vérification est faite sans pitié.

Danton rentre de la campagne. De son carrosse il regarde la guillotine qui est au centre de Paris.

Le frère de la servante de Robespierre récite les droits de l'homme. Robespierre se réveille dans sa chambre.

Les gens dans la rue font la queue pour le pain. Quand ils entendent qu'il n'y en a plus, ils grondent « la guerre n'explique pas tout » Quelques-uns pensent que le manque de pain est un complot des ennemis du gouvernement. D'autres pensent que c'est un complot du gouvernement. Ils sont tous d'accord pour dire que le pouvoir corrompt.

Quand le peuple reconnaît Danton dans son carrosse tout le monde crie « Vive Danton ! » Tout le monde s'approche de lui. Robespierre regarde d'une de ses fenêtres.

Saint-Just vient chez Robespierre et lui lit L'ami de peuple. Le journal dénonce les comités dont Robespierre est Saint-Just font partie. Le journal est toujours à l'imprimerie, et Robespierre envoie Saint-Just pour le saisir.

A l'imprimerie, les fenêtres et les machines sont détruites. Camille Desmoulins dit « arrêtez-moi. » Mais les soldats n'ont pas l'ordre de l'arrêter. Desmoulins est un ami de Robespierre depuis l'enfance, alors il est protégé.

Saint-Just dit que Danton est revenu. Il dit qu'il prépare un coup et que Desmoulins appelle le peuple contre les comités. Saint-Just pense qu'il faut envoyer Danton à la guillotine tout de suite pour le bien de la République. Robespierre dit non--parce que Danton est une idole.

Saint-Just pense que quelqu'un doit être coupable--si ce n'est pas Danton, c'est Desmoulins. Robespierre répond que Danton pousse Desmoulins à attaquer les comités. Robespierre dit qu'il veut le triomphe de la Révolution mais pas à n'importe quel prix. Il n'aime pas le carnage.

Au comité, Danton et ses amis sont accusés de sentiments contre-révolutionnaires. Robespierre rappelle ce que Danton a fait en 1790 et 1791. Des accusations si graves ne peuvent pas être fondées sur des rumeurs. Robespierre dit que Danton ne peut frapper que par le Vieux Cordelier (un journal de Desmoulins). Robespierre veut que Desmoulins soit de leur côté parce qu'il est « le plus fantastique des propagandistes. »

Le comité de Salut Public continue à discuter de ce qu'il faut faire de Danton. Robespierre dit que le tribunal révolutionnaire ne peut pas remplacer la justice parce que la justice est divine et inaccessible. Mais qu'eux, sont chargés de châtier les ennemis de la Révolution. Danton est coupable, mais l'exécuter mobiliserait tout le peuple de Paris pour lune contre-révolution.

Robespierre fait remarquer que si la Convention et le peuple sont contre eux, ils seront obligés de gouverner par la terreur. « La terreur égale le désespoir, il faut l'éviter à tout prix. » Alors on donne à Danton une amnistie exceptionnelle.

Danton est à la Convention. Ses amis l'avertissent qu'il y a des signes avant-coureur de son arrestation. Il est sûr de ne pas être arrêté parce qu'il est « l'homme du 10 août » et qu' il a le soutien de tout Paris. Il dit qu'il a le soutien du journal le vieux cordelier.

Le journal est saisi. Desmoulins panique, mais Danton dit qu'il faut rester calme. Robespierre essaie de sauvegarder son prestige.

Danton dit qu'il ne veut pas le pouvoir et qu'il est fatigué et veut s'arrêter. Mais il veut finir la terreur parce qu'il est un des responsables. Danton dit que Robespierre a une faiblesse : sa garde secrète qui est haïe. Danton dit qu'il faut attaquer Héron à la Convention comme membre de la police secrète. Il dit aussi qu'il y aura une insurrection que Robespierre ne pourra pas contrôler.

Danton a une audience privée avec Robespierre. Celui-ci se fait attendre, Danton se saoûle en l'attendant. Desmoulins et d' autres dantonistes essaient d'écouter dans une salle à côté. Après l'arrivée de Robespierre, ils se mettent à table. Danton mange et boit et offre des choses à manger et à boire à Robespierre qui décline tout. Danton se fâche. Robespierre lui demande pourquoi il a attaqué Héron. Danton demande pourquoi Robespierre a saisi le journal. Robespierre dit qu'il doit protéger le gouvernement. « Arrête tes attaques et tu n'auras plus rien à craindre. » Danton répond, « est-ce que j'ai quelque chose à craindre ? » Les deux hommes trinquent à leur entente.

Danton avertit Robespierre que s'il continue avec la terreur personne ne le suivra car couper chaque tête qui dépasse ne plait plus au peuple. Il rappelle à Robespierre que les Français ne sont pas des héros de romans, ils sont de la chair et du sang : « Tu nous enlèves jusqu'au sommet où on ne respire pas. Tu glaces la révolution. » Danton reconnaît que le peuple veut manger et dormir en paix. Il admire Robespierre mais il ne le suit pas n'importe où. Danton dit qu'il n'est pas bon pour un homme d'être en pouvoir pour trop longtemps--Robespierre veut le pouvoir, mais Danton a déjà le vrai pouvoir, « celui de la rue. » Danton dit que Robespierre ne connaît rien du peuple--parce qu'il n'est pas un homme.

Danton s'excuse d'avoir offensé Robespierre. Il dit qu'il est maladroit et brutal. Robespierre lui dit « joins-toi à nous. » Danton décline. Il dit, « j'ai réfléchi pendant mon séjour à la campagne et je préfère être guillotiné que guillotineur. » Il force Robespierre à lui toucher la tête : « Tu vois cette tête ? Tu seras obligé de la couper. »

Robespierre s'excuse. Danton dit qu'il a des témoins qui ont tout entendu. Robespierre dit « c'est pourquoi je n'ai rien dit. » Robespierre part.

Desmoulins rentre dans la salle. Danton dit, «maintenant, je le tiens. » Danton affirme qu'il lutte contre le sang versé.

Lucile et Camille Desmoulins écrivent chez eux. Robespierre vient leur rendre visite. Desmoulins dit qu'il n'est disponible pour personne, mais Lucile laisse Robespierre rentrer après il lui dit que Desmoulins est en danger.

Robespierre dit à Desmoulins qu'il est de plus en plus en danger. Il dit que l'amitié de Danton n'est pas désintéressée et que Danton exploite son talent. Robespierre dit que Desmoulins aide la contre-révolution.

Desmoulins demande ce qu'il faut faire et Robespierre lui dit de récuser ses accusations contre le comité de Salut Public dans la prochaine édition du Vieux Cordelier. Robespierre dit, « Si tu ne m'écoutes pas tu es fini. » Desmoulins répond, « Vas-t'en. »

Robespierre va au comité. Il dit qu'il faut arrêter Danton et ses complices dans l'heure qui suit. Le comité est contre l'arrestation--il pense qu'il faut préparer l'opinion publique. Robespierre dit qu'il faut frapper immédiatement parce que en trois jours Danton aura le temps d'informer l'opinion publique et de parler devant la Convention. C'est cette nuit ou jamais. Ils ne veulent pas arrêter Danton sans le comité de salut public au complet. Robespierre ordonne la convocation de tous. Ils accusent Danton, Lacroix, Philippeau, et Desmoulins. Ils seront emprisonnés à la prison du Luxembourg. Saint-Just signe le mandat d'arrestation en premier. Linder refuse de signer. Il dit « je ne veux pas tuer des révolutionnaires. »

Desmoulins vient chez Danton.« J'ai dit que j'étais prêt à mourir pour toi. Je retire chacune de mes paroles. J'étais aveugle. » Danton dit qu'il espère que Desmoulins a accepté les conditions de Robespierre pour se sauver, parce que Desmoulins est le seul homme à qui Robespierre tienne.

Au tribunal révolutionnaire on forme un jury pour le procès de Danton. On ne trouve que sept hommes de sûr contre Danton. La loi impose 12 jurés, mais on se contera de 7.

Danton est prévenu de son arrestation. Les soldats qui sont venus sont timides devant lui. Les membres de la Convention sont scandalisés quand ils apprennent que Danton a été arrêté. Robespierre leur rappelle que dans une république le privilège n'existe pas et qu'il ne faut pas mettre Danton au-dessus des autres gens. Danton ne mérite pas une justice spéciale. Le tribunal révolutionnaire est irréprochable. La Convention est convaincue par ses arguments.

Desmoulins s'inquiète en prison. Ses amis disent qu'il faut perdre tout espoir parce que la mort est certaine.

Danton arrive. «Nous devons nous laisser emprisonné pour ouvrir les yeux du peuple. » Il pense que le seul juge est le peuple. C'est un grand orateur. Il a confiance que le public le suivra.

Quand Robespierre vient voir Desmoulins, Desmoulins refuse de le recevoir.

Au procès, Danton parle bien qu'il n'ait pas la parole. Le peuple est avec lui. Danton interrompt chaque homme qui parle contre lui. Le peuple crie contre le tribunal. La presse est chassée de la salle. Les juges quittent la salle, frustrés.

Chez lui, Robespierre dit que l'affaire de Danton est un dilemme. Si le procès est perdu la Révolution sera détruite, mais s'il est gagné la révolution sera détruite quand même.

Dans l'atelier de David, Robespierre apprend que le procès se passe mal. Un juge dit que Danton est si sûr de son public qu'il a commencé à accuser le gouvernement. Il demande des témoins. Robespierre dit qu'il peut réclamer des témoins mais que la réponse sera négative. Le juge rappelle à Robespierre qu'il n'est pas son bourreau privé. Robespierre répond, «tu es un bourreau au service du peuple. Tu sers la justice. Elimines-les. » Quand le juge dit que c'est contre la loi, Robespierre le menace d'arrestation.

Au procès Danton continue à parler contre le gouvernement. Les gardes font sortir les accusés de la salle. Ils sont mis en prison.

Le lendemain Danton perd sa voix. Les accusés sont exclus un par un de la salle. Le jugement est lu sans accusé dans une salle presque vide. Leurs biens seront confisqués et ils seront guillotinés dans les 24 heures.

En prison, Danton dit que la Révolution s'écroulera dans 3 mois sans lui. On préparre les condamnés à la guillotine. Leurs cheveux sont coupés et leurs chemises déchirées.

La charrette qui les mène à la guillotine s'arrête sous la fenêtre de Robespierre. Danton dit « tu me suivras bientôt. Personne ne va se souvenir de toi. » Danton est ses complices sont guillotinés.

Saint-Just vient chez Robespierre pour dire que la victoire est complète. Saint-Juste dit, « Tu dois accepter le dictateur maintenant. » Robespierre n'est pas content. Si la France ne peut pas se gouverner elle-même, la démocratie est une illusion. Saint-Just lui dit qu'il est désespéré, et Robespierre craint la folie.

Les exécutions sont finies, la guillotine est cachée sous une couverture. Lucile Desmoulins la regarde. Elle a un fil de laine rouge autour du cou, ce qui veut dire qu'elle ira bientôt à la guillotine.

Le frère de la servante de Robespierre récite des articles de la constitution à Robespierre. Robespierre l'écoute, avec une expression d'immense surprise. Ce petit garçon qui balbutie les articles de la déclaration des droits de l'homme, c'est la génération future à qui servira toute cette violence .
La démocratie s'apprend et se mérite par la souffrance.


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