La nuit de Varennes d'Ettore Scola


Personnages Principaux
Casanova
La Comtesse
Restif de la Bretonne
Thomas Paine
La Veuve Clicquot
L'étudiant

A PARIS
Dans un marché à côté de la Seine, un troubadour raconte les événements révolutionnaires qui sont déjà passés. Il parle de la prise de la Bastille et des journées d'octobre.

Restif de la Bretonne est écrivain et imprimeur. Il est aussi des dettes. Malgré l'effort de sa fille, on saisit un livre qu'il doit imprimer : Les droits de l'homme de Thomas Paine.

Restif de la Bretonne passe par un bordel en rentrant chez lui. Mais il change d'avis en entendant parler la fille de la propriétaire. Cette fille travaille comme soubrette pour la famille royale. Elle raconte qu'il n'y a personne au palais et que la chambre de Marie-Antoinette est fermée.

Restif de la Bretonne, « l'homme le plus curieux de Paris » selon la propriétaire, quitte le bordel pour aller voir ce qui se passe au palais. Restif de la Bretonne questionne un membre de la garde royale, qui croit alors qu'il fait partie du complot. Il lui donne un paquet que Restif de la Bretonne doit remettre à la Comtesse sans savoir ce qu'il contient.

En rentrant chez lui, Restif de la Bretonne apprend que le livre de Thomas Paine a été saisi. Il court chercher l'auteur qui est à Paris mais qui va quitter la ville, pour lui dire que le livre a été saisi et lui demander de l'argent.

En attendant Thomas Paine, Restif de la Bretonne voit la Comtesse et les paquets. Il apprend que la Comtesse va à Metz, même destination et même diligence que Thomas Paine. Avec l'argent que Thomas Paine lui a donné, Restif essait d'acheter un billet. Le coiffeur de la Comtesse reconnaît Restif de la Bretonne et persuade le chauffeur de partir sans lui. Mais Restif prend un cheval pour suivre la diligence.

SUR LA ROUTE
Dans la diligence la Comtesse, la Veuve Clicquot, une chanteuse, Thomas Paine, Wendel et un magistrat parle de Restif et de ses uvres. Restif a prédit la Révolution en remarquant que le clergé et la noblesse ont perdu contact avec le peuple. Le coiffeur est forcé de se mettre à côté des cochers. La servante de la Comtesse, Marie Madeleine et un étudiant, Emile Delage, sont sur l'impériale, au-dessus de la diligence.

Restif de la Bretonne tombe de son cheval mais il est aidé par Casanova qui lui offre de le transporter dans son petit carrosse (malgré le fait que le carrosse est trop petit).

Les deux voitures s'arrêtent à Meaux. En utilisant un dessous-de-table, Restif apprend qu'un grand carrosse (qui contient la famille royale)est passé par Meaux à six heures du matin. Ce carrosse a donc quitté Paris vers minuit.

Restif de la Bretonne et Thomas Paine parlent de la fuite de la famille royale. Paine pense qu'ils vont à la frontière pour profiter des bataillons suisses et allemands. Il dit qu'il y en a 14,000 prêts à marcher sur Paris.

Casanova raconte un peu son histoire et dit que sa réputation est faite en France avec la publication de ses mémoires (qui seront publiés après sa mort en 1798).

La diligence repart avec Restif de la Bretonne. Mais Casanova a eu un accident il est assis sur le bord de la route et son carrosse est cassé. On lui fait une place dans la diligence. Le magistrat se met à côté des cochers et on force le coiffeur à rester pour garder le carrosse. Casanova rejoint les gens à l'intérieur de la diligence.

Restif de la Bretonne et Casanova charment les femmes en devinant les choses sur elles. La Comtesse a été compagne de jeu de Marie Antoinette en Autriche, la chanteuse voyage avec son amant, le magistrat. Casanova ne devine rien sur la veuve--il respecte son deuil dit-il.

La diligence est trop lourde pour monter une côte, tous les passagers descendent et marchent dans le bois. Wendel et le magistrat qui sont des bourgeois parlent des grèves à Paris. Le magistrat trouve les ouvriers terrifiants. Casanova regrette la douce France d'autrefois. Il dit que le peuple est le souverain le plus brutal et le plus tyrannique . L'étudiant se fâche et interdit à Casanova de parler du peuple comme il fait. Paine dit que d'interdire les mots c'est déjà faire un pas vers la tyrannie.

La Comtesse et Casanova apercoivent une bouteille à côté du chemin. Casanova reconnaît une bouteille des caves royales. La Comtesse dit que Casanova est le premier amour de sa vie.

Plus tard quand la diligence s'arrête dans une auberge, les passagers entendent un commandant de la Garde Nationale qui lit un ordre de Lafayette. Lafayette protège la famille royale en disant qu'ils ont été enlevés de Paris quand, en fait, ils sont partis. Le commandant envoie un garçon pour avertir tous les villages jusqu'à la frontière d'arrêter le carrosse avec la famille royale dedans.

La Comtesse dit qu'on ne peut pas arrêter le roi parce qu'il est déjà à la tête de mille hussards. Paine remarque qu'un roi qui prend la fuite est de moins en moins un roi. La comtesse raconte le planning de la fuite de la famille royale et dit que c'est pour le bien de la France que le roi est allé rejoindre ses alliés. Paine répond que le pire gouvernement est une monarchie/une aristocratie qui est tyrannique avec le peuple. Le peuple ne veut pas de bienfaisances, ils veulent des droits. Quand il demande d'où les aristocrates tiennent leur droit, il dit : « ont-ils un accès direct au Dieu que le peuple n'a pas ? », la comtesse quitte la table.

L'étudiant et le magistrat se bagarrent parce que l'étudiant insulte la famille royale. La comtesse est attaquée par un paysan qui essaye de l'embrasser, sauvée par Paine elle lui dit néanmoins« Tu m'as plus offensée que ce malheureux ! »

La Veuve Clicquot fait des avances à Casanova. Il dit qu'il sait bien que c'est son nom, sa réputation, et son passé qui l'attire, car à 66 ans, un homme vieux ne peut plus jouer les Don Juan. Le coiffeur arrive avec le carrosse de Casanova. Le coiffeur fait aussi des avances à Casanova qui l'embrasse. Tous les passagers veulent entrer dans la légende de Casanova.

Un capitaine envoyé par l'Assemblée Nationale arrive au dépôt. Il suit le messager de Lafayette. Le gouvernement de Paris est divisé --l'Assemblée et Lafayette ne sont pas d'accord sur ce qu'il faut faire du roi.

La diligence repart. Cette fois, la chanteuse se met à côté des cochers. L'étudiant depuis l'impériale, crie aux paysans qui se trouvent dans les champs d'arrêter le carrosse du roi. La comtesse parle du roi comme du bon père du peuple--elle est sûre que la propagande révolutionnaire a changé les sentiments du peuple. Elle montre des images de la famille royale et elle dit que Louis XVI est son roi, son idéal et sa religion.

La diligence s'arrête et le coiffeur apprend que la famille royale a passé deux heures auparavant , et non cinq comme prévu. Tout le monde parle de la fuite du roi. La Veuve Clicquot voit Casanova dans une auberge avec une autre femme. Restif de la Bretonne rejoint Casanova dans l'auberge et Casanova raconte qu'il est en fuite et qu'il a échappé à Wallenstein, un aristocrate qui le prend pour « son fou ». Il est arrêté par les gendarmes.

A VARENNES
Le vice-procureur de Varennes a arrêté le roi et la reine. Il va à l'Assemblée Nationale pour dire que la famille royale est à Varennes. La comtesse demande finalement pardon à Paine en lui disant « je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie. »

Chez le vice-procureur de Varennes beaucoup de monde discutent de ce qu'il faut faire de la famille royale. Le vice-procureur dit qu'il les a invités chez lui pour se reposer. Le commandant de la Garde Nationale est venu avec les ordres de Lafayette. La Comtesse essaie de monter l'escalier de la maison (la famille royale est à l'étage supérieur), mais il y a trop de monde. Elle arrive à voir leurs pieds. Le roi lit les ordres de Lafayette et il dit « En France il n'y a plus de roi. »

Le journal L'ami du peuple arrive de Paris. Un étudiant le lit--Bailly (maire de Paris), la famille royale et Lafayette sont dénoncés comme traîtres. Restif de la Bretonne fait remarquer que les visages du peuple ne sont pas des visages d' enfants qui aiment leur papa (comme la comtesse l'a dit), mais qu'ils sont les visages de la famine, de l'humiliation et la pauvreté.

Ce même-soir dans une auberge la comtesse montre finalement ce qui se trouve dans dans les paquets que Restif lui a donnés à Paris. C'est le costume que le roi devait porter au moment où rejoignant les alliés à Montmédy il devait passer la revue de ses troupes. Le coiffeur met le costume sur un mannequin et la comtesse lui fait la révérence. Elle montre son éternel respect et adoration pour ce que le roi représente.

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