Germinal (1993)

 

 

 

 

Résume

Le film commence avec le début de la journée d’un mineur. Il fait noir, le soleil n’est pas levé. Les mineurs bougent et marchent très lentement. Les mineurs ne sont pas très contents de leur vie, mais ils ne peuvent pas faire autre chose. Un homme arrive à la mine, il cherche du travail comme ingénieur. Les mineurs lui disent qu’il n’y a pas de travail. Heureusement pour lui (peut-être un groupe de mineurs lui trouve une place, la place d’une femme qui est morte la nuit précédente. L’homme, qui s’appelle Etienne Lantier, commence à travailler sous la terre. Le travail est dur et la compagnie le rend plus dur à cause des amendes.

Il devient un ami de Touissant Maheu, qui est un homme très connu parmi les mineurs. Touissant le présente à un autre homme qui a un hôtel. L’homme loue une chambre à Étienne. C’est ici, dans ce bar/hôtel, qu’Étienne connaît les idées socialistes. C’est ici aussi que tous les mineurs vont pour parler et discuter politique.

Le travail continue et Étienne fait de plus en plus partie de la communauté, mais, en même temps, il observe tout. Il voit la fille de son ami vendre son corps pour manger ou pour des vêtements. Il voit que les directeurs des mines baissent les salaires pour faire des économies, mais ils continuent à vivre une vie extraordinaire. Il apprend les idées socialistes et il en discute avec ses amis. Il voit que le patron du magasin de la compagnie maltraite les femmes. Il voit le bonheur des mineurs quand ils sont ensemble au-dessous de la mine.

É tienne va vivre avec les Maheu après le mariage d’un des fils. Il continue à observer les différences entre les mineurs et les directeurs. Il commence à demander de l’argent pour construire un fonds pour une grève. Il trouve cette idée après qu’il lit dans un journal des ouvriers qui prépare l’union universelle des ouvriers dans le syndicalisme. La plupart des mineurs sont d’accord sur cette idée à cause de la décision des directeurs de baisser encore les salaires. Catherine, la fille de Touissant Maheu et la femme dont Étienne est tombé amoureux, part pour vivre avec son amant Chaval. Les parents voient cette décision comme un acte de trahison. Étienne, de toute façon, commence de plus en plus à penser à organiser une grève.

Les directeurs décident alors de baisser encore plus les salaires. Les mineurs n’auront plus assez d’argent pour manger. Ils décident de faire grève. Au début, il y a un problème parce qu’il y a des mineurs en grève et d’autres qui ne veulent pas faire grève et continuent à travailler. Les directeurs essayent de convaincre les mineurs en grève qu’ils souffrent aussi. Les mineurs disent non, ils ne peuvent pas accepter leurs conditions. Ensuite, ils décident de détruire la mine, d’arrêter le travail. La mine ferme, et les directeurs décident d’amener des ouvriers belges.

Les autres mines dans la région continuent à travailler. La grève ne fait pas de mal aux directeurs parce qu’il s’agit seulement d’une mine. Si les autres mines font la grève, les directeurs commenceront à la sentir. Mais les autres mines ne veulent pas fermer. Les mineurs comme les mineurs en grève sont vraiment pauvres. Déjà, des mineurs en grève sont morts de faim. Pour les autres mineurs, la grève ne leur offre pas beaucoup.

Les mineurs en grève décident de changer çela. Ils commencent à faire une émeute. Ils commencent avec le magasin de la compagnie où ils tuent le patron. Quand il voit la conduite des mineurs, Étienne veut vraiment tout arrêter. La violence n’est pas ce qu’il veut. Il veut le changement, mais pas le changement dans le sang. Après, la foule va aux mines où il y a des gendarmes. La foule lance des pierres et insulte les gendarmes. Les gendarmes tirent sur la foule, et Touissant Maheu et d’autres meurent.

La grève est finie. Les mineurs retournent à la mine. Étienne décide d’y aller avec Catherine. Il ne sait pas ce qu’il veut faire ni ce qu’il doit faire. Quand il est en route pour la mine, un ami lui dit qu’il ne doit pas descendre sauf s’il veut mourir. Il ne comprend pas l’avertissement. Catherine et lui descendent, mais après un peu de temps, la mine est inondée. Les ascenseurs cassent et les mineurs ne peuvent pas sortir. Ils cherchent une autre sortie, mais ils ne la trouvent pas. Catherine et Étienne restent dans la mine tandis que le frère de Catherine essaye de les sauver. Malheureusement il meurt avant qu’il ne puisse les aider. Catherine et son ex-amant Chaval meurent aussi avant que les sauveteurs ne puissent les trouver.

À la fin, les mineurs n’ont pas gagné beaucoup. La grève n’a rien accompli. Les Maheu ont souffert des morts et le grand-père a tué la fille d’un des directeurs. Le rêve d’Étienne ne s’est pas réalisé. La vie n’a pas beaucoup changé, mais l’idée et l’espoir sont toujours là. Étienne part, mais il laisse les idées socialistes et les idées d’une meilleure vie, mais seulement si les ouvriers marchent ensemble.

Mon point du vue


Il s’agit dans ce film d’une époque dans l’histoire française qui ressemble à la Révolution. Les mineurs sont d’anciens paysans, et la bourgeoisie a remplacé la noblesse. C’est une époque très dure, après la révolution prolétarienne de 1848 qui avait été étouffée. Le style du film essaye de traduire les sentiments de l’époque et l’idée que la Révolution n’a pas mis la fin aux inégalités.

Claude Berri utilise un style très réaliste pour présenter la vraie image de l’époque. La photographie n’est pas très claire ni vive. Pour les mineurs, le monde n’est pas très vif, sauf quand ils n’ont pas besoin de travailler. Les scènes où les mineurs sont joyeux utilisent un style très vif et très animé. La vie socialiste et le bonheur exigent la justice. Si les mineurs travaillaient pour eux-même, ils seraient contents. Mais, ils travaillent pour les directeurs qui disent qu’ils souffrent aussi, mais tout en mangeant et en s’habillant bien.

Les scènes de la bourgeoisie utilisent aussi la photographie réaliste, mais c’est un style différent. Il y a toujours l’idée de l’ombre sous l’image. Le bonheur des bourgeois n’est pas réel, il est doré. Le malheur des mineurs les touche quand ils ont peur. La plupart du temps, ils ne comprennent pas la situation. Ils pensent qu’un petit acte de gentillesse change tout le malheur qu’ils ont fait. Donc, les bourgeois sont toujours trop propres et pas vraiment humains.

Les personnages des mineurs ne sont pas très sympathiques non plus. Le style réaliste que Claude Berri utilise ne laisse pas le public sympathiser ou s’identifier avec les mineurs. Tout est un peu distant, un peu brut. Après la révolte, les actions des mineurs les rendent très différents. Les mineurs ne sont pas capables de penser comme des gens intelligents, mais comme des bêtes. Ils ne s’intéressent pas aux autres. Ils peuvent tuer sans penser. Quand les mineurs meurent, le style réaliste distance le public encore plus parce qu’il y a trop d’émotions. Il n’y a pas d’espace pour s’identifier à la situation. Sans espace, le public s’engourdit. Donc le style réaliste fait les deux, il présente la réalité pour situer le public dans l’époque, mais en même temps, il distance le public.

 

 

 

 

 

 

 

 

Claude Berri

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