Le Salaire de la Peur (1953)

 

 

Résume

Le film commence dans une très petite ville d’Amérique centrale. La ville est en fait un poste de commande pour une compagnie de pétrole. Dans la ville, les personnes qui ne peuvent pas trouver de travail restent à la buvette. Une très jolie fille, Linda, travaille à la buvette. Elle est la servante à la disposition de Mario. La ville est très pauvre et les hommes restent là non pas parce qu’ils l’aiment, mais parce qu’ils n’ont pas d’argent.

À l’aéroport, un vieil homme, Monsieur Jo, arrive. C’est un fanfaron et un gangster, mais il n’a pas d’argent. Il fait comme s’il était très riche, et il intimide les gens de la ville. Il n’est pas très gentil. Quand il arrive, il rencontre immédiatement Mario. Tous les deux sont semblables, donc Mario l’aide. Jo essaye de trouver du travail à la compagnie de pétrole parce qu’il connaît le chef, mais il ne réussit pas. Ça le rend très méchant, il force Mario à faire des choses avec lui, et à abandonner ses amis. Il se sert comme chez lui et prend les pantalons de Luigi, le meilleur ami de Mario.
Dans un autre endroit du pays, il y a un incendie. C’est le problème de la compagnie de pétrole, mais ils ne peuvent pas l’arrêter. La seule chose qui peut l’arrêter est la nitroglycérine.

Malheureusement, les routes entre la ville et le feu sont très mauvaises, et il est très facile pour la nitroglycérine d’exploser. Il faut des chauffeurs de camions, mais la compagnie ne veut pas risquer ses employés. Donc, ils décident d’offrir le travail aux hommes qui traînent là. Beaucoup d’hommes arrivent pour le travail, mais la compagnie n’en a besoin que de quatre. Les quatre sont Luigi (qui a besoin d’argent parce que s’il reste dans son travail, il mourra), Mario, Bimba, et Smerloff. Monsieur Jo n’est pas choisi, un fait qu’il n’aime pas. Il demande pourquoi il n’est pas choisi au chef de la compagnie qui lui dit qu’il est trop vieux. Monsieur Jo dit qu’ils ont besoin de quelqu’un avec de l’expérience, et le chef répond que si quelqu’un ne vient pas, Jo peut avoir le travail.

Le matin suivant Smerloff ne vient pas. Il se peut que Jo l’ait tué donc Jo a le travail. Mario et lui constituent une équipe. Ils partent les premiers, Jo conduisant. Mais, Jo conduit très lentement. Ils ne font pas beaucoup de kilomètres et doivent s’arrêter. Les autres arrivent très vite. Mario est fâché, parce qu’il réalise qu’il n’est ni fort ni courageux. Il laisse les autres passer. Quelques kilomètres plus tard, la route est très dangereuse. Pour passer en sécurité, il est nécessaire de maintenir un niveau de vitesse. Le vieil homme ne peut pas le faire. Il a trop peur. Donc, Mario décide qu’il a besoin de conduire. Les autres s’arrêtent pour faire des réparations, mais ils ne peuvent pas garder la même vitesse par conséquent ils laissent un signal. Mario ne voit pas le signal parce qu’il a été enlevé. Il est en train de rattraper Luigi et Bimba quand la partie de la route finit et les autres peuvent accélérer.

Un peu plus loin, la route n’est pas complète. Les camions sont plus grands que la route et ils sont près d’une falaise. Luigi et Bimba arrivent sans beaucoup de problème, mais ils cassent l’estrade qu’ils ont utilisée. Donc, Mario et Jo n’ont pas de place pour tourner le camion. Mario décide de le faire quand même, mais Jo a peur, il se sauve. Mario tourne le camion, mais il détruit l’estrade. Il a de la chance d’être vivant. Jo l’attend en haut de la falaise, mais Mario ne s’arrête pas. Il le fait courir parce qu’il est très fâché contre Jo. Il se rend compte que Jo est un couard et un dégonflé.

Plus loin, Luigi et Bimba trouvent un rocher sur la route. Ils décident de le faire exploser. C’est très dangereux et Luigi meurt presque, mais le fait est accompli. Mario et Luigi sont encore amis, et Jo n’est plus l’ami de personne. Après avoir roulé sur la route quelque temps, un courant d’air souffle l’allumette de Mario qui réalise que le camion de Bimba et Luigi a explosé et Luigi et Bimba n’existent plus. Mario et Jo arrivent et trouvent un grand trou qui se remplit de pétrole. Ils ont besoin d’aller vite avant que le niveau monte. Jo va en avant et il enlève les branches, mais Mario avance avant qu’il ait fini. Quand il essaye d’enlever une branche, il s’enlise dans le pétrole. Mario l’ écrase, et lui passe sur la jambe. Malheureusement, le camion s’enlise aussi. Après des efforts, le camion est libre. Ils repartent.

Sur la route, Jo se sent très mal. Il sent qu’il va mourir. Mario dit que ce n’est pas vrai, mais Jo ressemble vraiment à un mort. Devant eux, on voit la pancarte de la compagnie. Ils sont arrivés ! Mais Jo est mort et Mario est presque mort, il perd connaissance. Peu de temps après, Mario repart pour la ville. Le feu ne brûle plus et il a quatre mille dollars. Il peut partir au Brésil et faire ce qu’il veut. Il est très content. Linda est contente aussi. Quelqu’un lui téléphone et dit que Mario est en train de revenir. Malheureusement, il va trop vite sur la route et saute d’une falaise. Et les gens dans la buvette dansent et dansent sans savoir qu’il est mort.

Mon point de vue


Je ne suis pas certaine si j’aime ce film. Il est un peu difficile à regarder parce qu’il me rend mal à l’aise. C’est très bien fait avec de bons acteurs. Les deux personnages principaux ne sont ni très intéressants ni sympathiques, mais les deux autres, Luigi et Bimba, sont très intéressants. Ils illustrent la camaraderie entre les hommes qui veulent échapper aux horreurs de la vie.

Il s’agit dans ce film de suspense et de courage. Clouzot a fait le film en 1953, quand on parlait beaucoup de lâcheté. Dans le film, il est évident que les hommes ne veulent pas être des lâches. Ils font toujours des choses très viriles pour éteindre leur sentiment d’infériorité. Les Français pensaient que les autres pays disaient qu’ils étaient lâches. Quand Jo veut abandonner parce qu’il ne veut pas mourir, Mario le traite de lâche. Donc, le film représente le sentiment populaire de l’époque, que c’est mieux de mourir pour la France (nitroglycérine) que de ne pas tout faire pour réussir.

Mais surtout, le film est un film de suspense. Clouzot utilise seulement le minimum, deux camions, quatre acteurs, et beaucoup de « nitroglycérine ». Et ça prend deux heures et demie ! Mais le film est très bien fait. Chaque scène est calculée pour un effet maximum. Le rythme du film est très lent parce que Clouzot utilise un mélange entre des images proches et des images éloignées. Donc, pour chaque scène, il y a une vue complète, de chaque angle. La lenteur cause le malaise, et c’est exactement le vrai suspense. Comme Robert Bresson, Clouzot sait que le vrai suspense n’a pas besoin de beaucoup.

 

 

 

 

 

Henri-Georges Clouzot

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