Le charme
discret de la bourgeoisie (1972) |

Résume Le film commence quand un groupe de bourgeois qui consiste de Don Raphaël, l’ambassadeur de Miranda, les Thévenot et leur sœur Florence, rendent visite à leur amie, Madame Seneschal. Malheureusement ils arrivent un jour trop tôt et ils décident de sortir pour le dîner. Ils vont dans un restaurant que Monsieur Thévenot aime, mais il paraît fermé. Le restaurant n’est pas fermé, mais il n’y a pas d’autres clients, et pour une bonne raison. Le patron est mort cet après-midi-là et sa veillée funèbre a lieu dans le restaurant. Horrifiés, les amis partent. Le jour suivant, Monsieur Thévenot et Monsieur Seneschal rendent visite à Don Raphaël à son ambassade. Ils lui donnent de l’argent pour le trafic de cocaïne que Raphaël, à cause de son immunité diplomatique, fait dans son pays. À l’extérieur de l’ambassade, il y a une femme qui est membre d’un gang qui veut le tuer. Il lui tire dessus, mais touche seulement ses petits chiens en jouets, et elle se sauve très vite. Le samedi suivant, les amis essaient encore de manger ensemble. Monsieur et Madame Thévenot, Don Raphaël et Florence arrivent chez Seneschal, mais monsieur et Mme. Seneschals ne sont pas prêts. En fait, ils sont plus intéressés à faire l’amour. Quand la bonne annonce que les invités sont là, ils sortent furtivement par la fenêtre. Quand les Seneschals ne viennent pas après un peu de temps, Don Raphaël et Monsieur Thévenot questionnent la bonne qui raconte qu’elle les a vus courir dans le jardin. À cause de son trafic de drogue, Don Raphaël et Monsieur Thévenot pensent qu’il va y avoir une rafle et partent très rapidement. Avant que les Seneschals retournent chez eux, un étranger arrive. C’est un monseigneur qui leur pose une question. Il les attend un peu, mais après un temps, il va au jardin et pour y travailler. Après le retour des Seneschals retournent, le monseigneur revient pour parler avec eux. Malheureusement comme il est habillé en jardinier, les Seneschals ne croient pas qu’il est un monseigneur. Il part et revient encore, cette fois dans ses vêtements. Les Seneschals sont sympas avec lui cette fois, mais il pose une question bizarre. Il veut deviner leur jardinier. Ils sont d’accord. Le jour suivant, les femmes vont au café pour un peu de thé, mais il n’y a pas de thé. Il n’y a pas de café non plus. Il y a seulement de l’eau. Elles voient un lieutenant dans le café. Il vient à leur table et commence à raconter son histoire. Juste avant de partir pour l’école militaire, il a eu une vision de sa mère qui lui a dit qu’il devait tuer son père. Il l’a fait cette nuit-là. Quand il finit son histoire, Simone Thévenot se rappelle qu’elle a un « rendez-vous. » En réalité, elle a rendez-vous avec Don Raphaël parce qu’ils sont amants. Elle va chez-lui, mais juste avant qu’ils se couchent, le mari de Simone arrive. Il est là pour inviter Raphaël à dîner. Il ne dit rien quand Simone sort de la chambre de Raphaël. Après leur départ, Raphaël voit la femme du gang d’avant. Il prend son revolver pour lui faire une surprise. Il la questionne, mais il n’apprend rien. Il la laisse partir, mais ses hommes l’emmènent. Le soir, il va chez les Seneschals pour dîner, mais cette fois ils sont interrompus par un régiment de l’armée. Avant que le dîner soit servi, les officiers et les amies parlent tandis que les officiers fument de la marijuana. Juste avant de s’asseoir pour manger, des ordres arrivent et le régiment doit repartir. Cependant, avant de partir, le messager raconte un rêve bizarre. Il a rencontré des amies et sa mère qui sont morts. Le colonel retourne très vite pour inviter les Seneschals et tous leurs invités chez lui pour dîner. Quand ils arrivent, il est évident que la maison du colonel n’est pas très raffinée. La raison que ce n’est pas la maison du colonel. Les amis sont sur une scène de théâtre, ils partent très vite. Puis, Monsieur Seneschal se réveille chez lui. Le téléphone sonne ; c’est Don Raphaël qui demande où est tout le monde parce que la fête du colonel est déjà commencée. À ce dîner, tous les invités et le colonel aussi, harcèlent et insultent Don Raphaël. La soirée culmine quand le colonel insulte la « Miranda » et Don Raphaël insulte l’armée. Le colonel frappe Raphaël, mais Raphaël lui tire dessus. Heureusement, Monsieur Thévenot se réveille. Un jour plus tard, le monseigneur et Madame Seneschal sont dans le jardin quand une femme qui cherche un prêtre arrive. Elle a besoin d’un prêtre parce qu’il y a un homme qui est en train de mourir. Le monseigneur part pour le confesser. L’homme raconte qu’il a tué un homme et une femme parce qu’ils l’ont maltraité. Ces personnes étaient la mère et le père du monseigneur. Après que le monseigneur l’ait absous de ses pêchés, il trouve un fusil et tue cet homme. Chez les Seneschals, il y a une rafle et tous sont arrêtés. Au commissariat, un officier raconte l’histoire du chef qui est tué, mais qui fréquente le commissariat chaque année à l’anniversaire de sa mort. Toute la police part et cette nuit, le chef libère les prisonniers. L’inspecteur se réveille heureux parce que c’est un rêve, mais il ne reste pas heureux longtemps. Le ministre des Affaires de l’Intérieur lui téléphone et lui ordonne de libérer les prisonniers. Chez les Seneschals, tous les amis sont venus pour manger un repas, ce qui s’avère difficile. Juste après que le repas ait commencé, des intrus cassent la vitre et entrent dans la maison avec des mitrailleuses. Raphaël se cache sous la table. Les rebelles tuent ses autres amis et après avoir découvert Raphaël, ils sont justement en train de le tuer quand Raphaël se réveille. |
Mon point de vue Au commencement, il y a une situation plausible : les amis oublient la date correcte pour leur dîner, donc ils sortent pour le dîner. Mais quand ils arrivent au restaurant, il est évident que ce n’est pas exactement la réalité. Quel genre de personne à une veillée funèbre dans un restaurant ? Qui prend la décision, comme les Seneschals de faire l’amour plutôt que d’aller saluer leurs invités. L’idée que l’hôte ignore ses invités pour l’amour est peu croyable pour les Américains (et peut-être aussi pour les gens qui ne sont pas bourgeois). En même temps, la superficialité chez les bourgeois est remarquable. Monsieur et Madame Seneschal considèrent le monseigneur seulement à cause de ses vêtements. L’idée que les vêtements d’une personne définissent sa position est une critique de la bourgeoisie partout dans le monde. Malheureusement en dépit de toute la progression sociale, les vêtements font toujours la personne. Aussi quand Madame Thévenot est chez Raphaël pour une liaison et que son mari arrive, je trouve un peu bizarre qu’il ne dise rien. Mais il reste poli avec Raphaël et ignore la situation. Quel genre de mari fait ça ? (= les aristocrates comme dans La règle du jeu, et les bourgeois de ce film). Luis Buñuel continue son commentaire social avec la corruption de l’armée. Un officier qui fumerait de la marijuana aujourd’hui serait en prison tout de suite. L’armée est le modèle pour la société, et la corruption de l’armée est le symbole de la corruption de tout le monde. Le monseigneur de Luis Buñuel ne passe pas son temps dans une église avec les affaires d’église, de moralité, ou de religion. Non, il passe son temps dans un jardin de bourgeois pour gagner de l’argent. En outre quand il trouve que l’homme qui est en train de mourir était l’assassin de ses parents, il le tue. Même si avant il a dit que, quand il était petit, il l’aimait beaucoup. Ce monseigneur n’a pas de scrupules. L’église n’est plus une force de moralité dans la société. Au fait, l’église est aussi corrompue que le reste de la société. Ensuite Luis Buñuel critique la police une autre force qui contrôle la société. La police n’est pas différente ; elle est corrompue et elle utilise la torture. Le gouvernement non plus ne suit pas toutes les règles. La corruption du gouvernement est immense. L’immunité diplomatique qui permet aux officiels du gouvernement d’éviter les règles est un vrai problème. La société n’est pas parfaite. Les gens au pouvoir profitent t toujours du pouvoir pour leurs intérêts personnels, sans regret et sans impunité ! La société moderne qui est supposée être modèle est en fait remplie de corruption. Luis Buñuel utilise le rêve pour présenter le subconscient de la bourgeoisie et une société sans beaucoup de moralité. Il semblerait que la société n’a pas changé en dépit de sa modernité. |

