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Ses origines
Le point de départ de cette guerre, qui a duré plus de 100
ans et qui a été interrompue par plusieurs trêves,
est la prétention au trône de France du roi d'Angleterre
Édouard III. Cette prétention au trône, qui représente
bien la mentalité féodale des rois anglo-normands, témoigne
de leur attachement pour la France.
Cette mésentente entre la France et l'Angleterre prend ses origines
aux XIIe et XIIIe siècles ; le conflit qui opposait les Capétiens
(France) et les Plantagenêts (Angleterre) au niveau des territoires
anglais en France constitue en fait la première guerre de Cent
Ans. Depuis, ces deux royaumes se disputaient leurs territoires et la
légitimité au trône.
Revenons maintenant aux éléments déclencheurs de
la "deuxième" guerre de Cent Ans. Certes Édouard
III piqua au vif la France par sa prétention à la couronne,
mais ce geste avait lui-même été provoqué par
la saisie du fief de Guyenne en mai 1337 par Philippe VI. Ce n'est qu'avec
le traité de Brétigny en 1360, dans lequel l'hommage aquitain
semble avoir été supprimé, qu'Édouard III
renonça au trône de France.
Les premiers désastres français (1337-1360)
Le problème de succession au trône ne fut, en fait, qu'un
prétexte pour provoquer une guerre. Le conflit se concentrait désormais
sur les possessions des Plantagenêts en France et celles de la Flandre,
cette dernière étant administrée par le comte de
Flandre, Louis de Nevers.
Dès 1337, les comportements de Louis de Nevers trahissaient une
attitude anti-anglaise. Cette façon d'agir choqua Édouard
III et il répondit par un embargo sur les exportations de laine
anglaise en Flandre. Cet embargo plongea la Flandre dans une crise économique,
ce qui amena son peuple (aidé par Artevelde) à la révolte
contre son propre comte. En 1340, les Flamands devenaient les alliés
de l'Angleterre.
C'est alors que commencèrent les attaques guerrières. La
France fut la première à être touchée le 24
juin dans le port de l'Écluse où sa flotte de Flandre fut
décimée. Sur le continent, les Anglais s'imposaient toujours
devant leur adversaire. Leur victoire sur Crécy le 26 août
1346 permit à l'Angleterre, au terme d'un an de siège, de
s'emparer du port de Calais en août 1347.
La peste allongea la trêve consentie par les Anglais jusqu'en 1355.
La reprise des hostilités fut provoquée par Édouard
III en septembre 1355 à Bordeaux. Il profita du conflit entre le
nouveau roi de France, Jean II le Bon, et Charles le Mauvais, roi de Navarre.
Le Languedoc, la Loire et Poitiers furent respectivement ravagés.
Le roi de France fut fait prisonnier des Anglais, ce qui provoqua en France
une crise économique et sociale, suite à laquelle elle faillit
s'éffondrer. Une deuxième trêve fut établie
par l'accord de Brétigny le 8 mai 1360 et confirmée par
les traités de Calais.
De la paix de Brétigny au traité de
Troyes (1360-1420)
La venue du nouveau roi de France, Charles V, redonna de l'énergie
à la population française. Charles V répara "
les désastres, réforma l'administration, rétablit
les finances en améliorant la fiscalité". De plus,
il fut servi par le premier grand homme de guerre de ce conflit, Du Guesclin,
ce qui aida énormément ses intérêts. On procéda
à la réorganisation de l'armée et on améliora
l'artillerie depuis Crécy, où elle apparut pour la première
fois.
Le conflit se ranima en 1369 parce que Charles V continuait d'user de
ses droits de suzerain sur la Guyenne. Après une série de
victoires des Français sur les Anglais (Pontvallain en décembre
1370, La Rochelle en 1372), l'Angleterre n'avait de la France en 1380
que la Guyenne et Calais. La guerre fut de nouveau interrompue durant
environ 35 ans, la France et l'Angleterre se trouvant aux prises avec
des problèmes internes.
En octobre 1415, Henri V fit subir une des plus grandes défaites
à la noblesse française lors de la bataille d'Azincourt,
en Picardie. La France, alors, au lieu d'unir ses forces contre l'invasion
anglaise en Normandie, retourna à ses guerres civiles. En mai 1418,
les Bourguignons massacrèrent la population de Paris ; assassinats,
meurtres et trahisons furent à l'honneur. Le 21 mai 1420, Charles
VI signait le traité de Troyes. Influencé par sa femme,
Isabelle de Bavière, il renia et déshérita son propre
fils, le dauphin Charles (futur Charles VII) pour laisser à Henri
V d'Angleterre le royaume de France.
Le redressement français et la fin de la guerre
(1420-1453)
Le traité de Troyes fut annulé par la mort d'Henri V et
de Charles VI, en 1422, même si Henri VI, par la régence
du duc de Bedford (son oncle), fut proclamé souverain de France.
Durant ce temps, Charles VII, impuissant devant ses ennemis (Paris, l'Université,
le Parlement ainsi que les régions soumises au duc de Bourgogne),
dut se retirer derrière la Loire. En revanche, l'espoir se pointait
tranquillement à l'horizon. Par les horreurs de la guerre, les
Bourguignons commencèrent à se monter contre les Anglais.
Leur alliance devenait de plus en plus fragile. C'est dans cette atmosphère
que Jeanne d'Arc devint " le symbole de ce patriotisme populaire".
Elle délivra la ville d'Orléans le 8 mai 1429 et, "obéissant
à une intuition où se conjuguaient le mysticisme et le réalisme
politique", elle réussit à faire sacrer Charles VII
à Reims en juillet 1429. De cette façon, la légitimité
du roi ne pouvait plus être contestée, ce qui changea énormément
le déroulement de la guerre. Même la mort de Jeanne d'Arc,
le 30 mai 1431, ne réussit pas à défavoriser Charles
VII. La réconciliation avec les Bourguignons par la paix d'Arras
le 20 septembre 1435 fit cesser les guerres civiles.
Paris fut envahi par l'armée de Charles VII en 1436. En 1444, une
trêve fut conclue avec les Anglais en plus d'être confirmée
par l'alliance entre Henri VI d'Angleterre et Marguerite d'Anjou (1445),
nièce du roi de France. À ce moment, les Anglais avaient
comme possessions françaises le Bordelais, le Maine, le plus grande
partie de la Normandie et Calais. Durant cette trêve, Charles VII
établit une armée permanente ce qui lui permit de reconquérir
la Normandie, Rouen le 20 novembre 1449, Bergerac en 1450, Bordeaux et
Bayonne en 1451. Les Anglais avaient perdu toutes leurs possessions en
France mise à part Calais, qu'ils ont possédée jusqu'en
1558. La guerre se termina en 1453, mais elle ne fit l'objet d'aucun traité.
Ainsi, les rois d'Angleterre continuèrent de porter le titre de
roi de France jusqu'en 1801.
Sourse
Bibliographique:
La
condamnation de Jeanne D'Arc, Contexte historique:
La guerre de cent ans
5 mars,
1998.
http://www.geocities.com/CollegePark/Classroom/3062/jeannedarc.htm
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