Un Résumé de la Guerre de Cent Ans

(1337-1453)

Ses origines
Le point de départ de cette guerre, qui a duré plus de 100 ans et qui a été interrompue par plusieurs trêves, est la prétention au trône de France du roi d'Angleterre Édouard III. Cette prétention au trône, qui représente bien la mentalité féodale des rois anglo-normands, témoigne de leur attachement pour la France.
Cette mésentente entre la France et l'Angleterre prend ses origines aux XIIe et XIIIe siècles ; le conflit qui opposait les Capétiens (France) et les Plantagenêts (Angleterre) au niveau des territoires anglais en France constitue en fait la première guerre de Cent Ans. Depuis, ces deux royaumes se disputaient leurs territoires et la légitimité au trône.
Revenons maintenant aux éléments déclencheurs de la "deuxième" guerre de Cent Ans. Certes Édouard III piqua au vif la France par sa prétention à la couronne, mais ce geste avait lui-même été provoqué par la saisie du fief de Guyenne en mai 1337 par Philippe VI. Ce n'est qu'avec le traité de Brétigny en 1360, dans lequel l'hommage aquitain semble avoir été supprimé, qu'Édouard III renonça au trône de France.

Les premiers désastres français (1337-1360)
Le problème de succession au trône ne fut, en fait, qu'un prétexte pour provoquer une guerre. Le conflit se concentrait désormais sur les possessions des Plantagenêts en France et celles de la Flandre, cette dernière étant administrée par le comte de Flandre, Louis de Nevers.
Dès 1337, les comportements de Louis de Nevers trahissaient une attitude anti-anglaise. Cette façon d'agir choqua Édouard III et il répondit par un embargo sur les exportations de laine anglaise en Flandre. Cet embargo plongea la Flandre dans une crise économique, ce qui amena son peuple (aidé par Artevelde) à la révolte contre son propre comte. En 1340, les Flamands devenaient les alliés de l'Angleterre.
C'est alors que commencèrent les attaques guerrières. La France fut la première à être touchée le 24 juin dans le port de l'Écluse où sa flotte de Flandre fut décimée. Sur le continent, les Anglais s'imposaient toujours devant leur adversaire. Leur victoire sur Crécy le 26 août 1346 permit à l'Angleterre, au terme d'un an de siège, de s'emparer du port de Calais en août 1347.
La peste allongea la trêve consentie par les Anglais jusqu'en 1355. La reprise des hostilités fut provoquée par Édouard III en septembre 1355 à Bordeaux. Il profita du conflit entre le nouveau roi de France, Jean II le Bon, et Charles le Mauvais, roi de Navarre. Le Languedoc, la Loire et Poitiers furent respectivement ravagés. Le roi de France fut fait prisonnier des Anglais, ce qui provoqua en France une crise économique et sociale, suite à laquelle elle faillit s'éffondrer. Une deuxième trêve fut établie par l'accord de Brétigny le 8 mai 1360 et confirmée par les traités de Calais.

De la paix de Brétigny au traité de Troyes (1360-1420)
La venue du nouveau roi de France, Charles V, redonna de l'énergie à la population française. Charles V répara " les désastres, réforma l'administration, rétablit les finances en améliorant la fiscalité". De plus, il fut servi par le premier grand homme de guerre de ce conflit, Du Guesclin, ce qui aida énormément ses intérêts. On procéda à la réorganisation de l'armée et on améliora l'artillerie depuis Crécy, où elle apparut pour la première fois.
Le conflit se ranima en 1369 parce que Charles V continuait d'user de ses droits de suzerain sur la Guyenne. Après une série de victoires des Français sur les Anglais (Pontvallain en décembre 1370, La Rochelle en 1372), l'Angleterre n'avait de la France en 1380 que la Guyenne et Calais. La guerre fut de nouveau interrompue durant environ 35 ans, la France et l'Angleterre se trouvant aux prises avec des problèmes internes.
En octobre 1415, Henri V fit subir une des plus grandes défaites à la noblesse française lors de la bataille d'Azincourt, en Picardie. La France, alors, au lieu d'unir ses forces contre l'invasion anglaise en Normandie, retourna à ses guerres civiles. En mai 1418, les Bourguignons massacrèrent la population de Paris ; assassinats, meurtres et trahisons furent à l'honneur. Le 21 mai 1420, Charles VI signait le traité de Troyes. Influencé par sa femme, Isabelle de Bavière, il renia et déshérita son propre fils, le dauphin Charles (futur Charles VII) pour laisser à Henri V d'Angleterre le royaume de France.

Le redressement français et la fin de la guerre (1420-1453)
Le traité de Troyes fut annulé par la mort d'Henri V et de Charles VI, en 1422, même si Henri VI, par la régence du duc de Bedford (son oncle), fut proclamé souverain de France. Durant ce temps, Charles VII, impuissant devant ses ennemis (Paris, l'Université, le Parlement ainsi que les régions soumises au duc de Bourgogne), dut se retirer derrière la Loire. En revanche, l'espoir se pointait tranquillement à l'horizon. Par les horreurs de la guerre, les Bourguignons commencèrent à se monter contre les Anglais. Leur alliance devenait de plus en plus fragile. C'est dans cette atmosphère que Jeanne d'Arc devint " le symbole de ce patriotisme populaire". Elle délivra la ville d'Orléans le 8 mai 1429 et, "obéissant à une intuition où se conjuguaient le mysticisme et le réalisme politique", elle réussit à faire sacrer Charles VII à Reims en juillet 1429. De cette façon, la légitimité du roi ne pouvait plus être contestée, ce qui changea énormément le déroulement de la guerre. Même la mort de Jeanne d'Arc, le 30 mai 1431, ne réussit pas à défavoriser Charles VII. La réconciliation avec les Bourguignons par la paix d'Arras le 20 septembre 1435 fit cesser les guerres civiles.
Paris fut envahi par l'armée de Charles VII en 1436. En 1444, une trêve fut conclue avec les Anglais en plus d'être confirmée par l'alliance entre Henri VI d'Angleterre et Marguerite d'Anjou (1445), nièce du roi de France. À ce moment, les Anglais avaient comme possessions françaises le Bordelais, le Maine, le plus grande partie de la Normandie et Calais. Durant cette trêve, Charles VII établit une armée permanente ce qui lui permit de reconquérir la Normandie, Rouen le 20 novembre 1449, Bergerac en 1450, Bordeaux et Bayonne en 1451. Les Anglais avaient perdu toutes leurs possessions en France mise à part Calais, qu'ils ont possédée jusqu'en 1558. La guerre se termina en 1453, mais elle ne fit l'objet d'aucun traité. Ainsi, les rois d'Angleterre continuèrent de porter le titre de roi de France jusqu'en 1801.

 

      Sourse Bibliographique:
      La condamnation de Jeanne D'Arc, Contexte historique: La guerre de cent ans
      5 mars, 1998.
      http://www.geocities.com/CollegePark/Classroom/3062/jeannedarc.htm

Des bons liens sur le sujet de la guerre

Une description brève en anglais