Quatorze nouveaux ministres pour cohabiter avec Jacques Chirac

Ségolène Royal

Enseignement scolaire

 

Elle rêvait du perchoir, elle atterrit à l'Enseignement scolaire. Ministre déléguée, Ségolène
Royal est placée sous l'étroite tutelle de Claude Allègre, nommé ministre de l'Education
nationale. Agée de 43 ans, elle ne connaît donc pas vraiment de promotion pour son retour
au gouvernement, quatre ans après voir abandonné le portefeuille de l'Environnement
sous le gouvernement Bérégovoy. Plus médiatique que politique, cette énarque est l'une
des figures de la &laqno;génération Mitterrand». Chargée de mission à l'Elysée pour les Affaires
sociales et l'Environnement à partir de 1982, elle se parachute dans les Deux-Sèvres pour
les législatives de juin 1988, forte des encouragements présidentiels. Et l'emporte sans
coup férir. Cinq ans plus tard, elle échappe à la vague bleue RPR-UDF et conserve son
siège.
 
Côté image, la compagne de François Hollande soigne son look de mère de famille
branchée et pose dans Paris-Match avec sa progéniture, peu après son quatrième
accouchement. Côté stratégique, elle refuse de choisir à l'hiver 1995 entre les deux
prétendants PS à la candidature présidentielle, Emmanuelli et Jospin. Alarmée de&laqno;ces
deux trains lancés à toute vitesse l'un contre l'autre», elle exhorte les militants
à&laqno;s'écarter des voies» et pronostique l'éclatement du parti. Plus tôt, en juin 1995, dotée de
l'investiture officielle du PS, elle échoue dans la conquête de la mairie de Niort, face au
sortant exclu du PS. Ratant de peu sa réélection dès le premier tour des dernières
législatives, elle est promue &laqno;mousquetaire» de la campagne du PS entre les deux tours et
retrouve, au final, un strapontin ministériel.
 
R. D.

Retour aux Femmes de Jospin