Culture et Communication, porte-parole du gouvernement
Dossiers: préparation du budget et la quête du
&laqno;1%»; création du musée
des Arts premiers, promis par Jacques Chirac; projet de loi sur l'audiovisuel,
toujours en
navette entre l'Assemblée nationale et le Sénat; aides
à la presse écrite.
L'anti-FN
Catherine Trautmann, 46 ans, revient au gouvernement, neuf ans après
une éphémère
expérience (un mois) au secrétariat d'Etat aux Personnes
âgées du premier gouvernement
Rocard. Cette rocardienne, qui n'était pas encore maire de Strasbourg,
avait été battue peu
après aux législatives de 1988.
Depuis, Catherine Trautmann, née le 15 janvier 1951 à
Strasbourg, a fait du chemin. Elue
en 1989 à la mairie de la capitale alsacienne à la surprise
générale ? et à la faveur d'une
quadrangulaire ?, elle est réélue dès le premier
tour, six ans plus tard, après avoir mené à
bien le chantier du tramway qui fait sa fierté et celle de la
ville. Parallèlement, elle devient
député européen pour suivre de près les
interminables négociations sur le choix du siège
européen: Bruxelles ou Strasbourg? L'hémicycle strasbourgeois,
quasiment terminé, sera
livré au printemps prochain.
Mais c'est l'hiver dernier que Catherine Trautmann est propulsée
sur la scène nationale.
Jean-Marie Le Pen annonce son intention de tenir le congrès
triennal du Front national à
Strasbourg. Le maire hésite: refuser de louer le palais des
Congrès, au risque de se faire
condamner, comme elle l'a déjà été quelques
années auparavant? Ou bien accepter? Elle
tranche pour la seconde hypothèse, tout en appelant à
la mobilisation contre les idées
d'extrême droite. L'appel est entendu, et la manifestation qui
se tient dans la capitale
alsacienne le jour de l'ouverture du congrès est un succès.
Depuis, tout en se défendant
d'être une sorte de &laqno;général en chef
de la lutte contre le FN», elle participe
activement au combat antilepéniste. Elle décide de se
présenter aux législatives et
l'emporte à l'arraché dans une circonscription acquise
à la droite depuis plus de cinquante
ans. Elle a aujourd'hui le ministère qu'elle souhaitait, la
Culture et la Communication,
auquel s'ajoute la délicate mission de porter la parole du gouvernement
en période de
cohabitation.
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