Tartuffe de Molière

(d'apès le site Université des lettres)

Résumé de la pièce:
Orgon a recueilli chez lui Tartuffe, un « gueux » faisant profession d'une austère piété. La famille d'Orgon se divise au sujet de cet hôte encombrant. Orgon prétend pourtant donner en mariage à Tartuffe sa fille Mariane. Pour empêcher cette union, Elmire a un entretien avec Le Tartuffe, mais c'est à elle que le faux dévot se met à faire la cour. Elmire, par une ruse audacieuse, démontre à son mari l'hypocrisie de Tartuffe, qu'Orgon chasse de chez lui. Mais Tartuffe tente d'expulser Orgon et sa famille pour s'emparer de la maison. Il est finalement arrêté sur l'ordre du roi.
Au pouvoir depuis 1661, Louis XIV concentre entre ses mains toute la puissance politique mais doit compter avec l'autorité de la religion. Il n'y a pas vraiment en France de rivalité entre la puissance royale et l'autorité ecclésiale, mais des divergences peuvent se faire sentir avec une partie de l'opinion chrétienne, qui expliquent les avatars du Tartuffe. En effet, le jeune roi entraîne la « jeune Cour » dans un tourbillon de jeux et de fêtes dont Molière est le principal organisateur. Simultanément, la « vieille Cour », qui rallie les dévots hostiles à Molière, tente, sous l'égide de la reine mère Anne d'Autriche, de ramener le prince aux exigences de la morale chrétienne.

les personnages:

  1. Tartuffe, faux dévot.
  2. Orgon, riche bourgeois.
  3. Elmire, sa seconde femme.
  4. Mme Pernelle, sa vieille mère.
  5. Damis et Mariane, ses enfants d'un premier lit.
  6. Valère, amoureux de Mariane.
  7. Cléante, frère d'Elmire.
  8. Dorine, servante.

Le contexte historique
Au pouvoir depuis 1661, Louis XIV concentre entre ses mains toute la puissance politique mais doit compter avec l'autorité de la religion. Il n'y a pas vraiment en France de rivalité entre la puissance royale et l'autorité ecclésiale, mais des divergences peuvent se faire sentir avec une partie de l'opinion chrétienne, qui expliquent les avatars du Tartuffe. En effet, le jeune roi entraîne la « jeune Cour » dans un tourbillon de jeux et de fêtes dont Molière est le principal organisateur. Simultanément, la « vieille Cour », qui rallie les dévots hostiles à Molière, tente, sous l'égide de la reine mère Anne d'Autriche, de ramener le prince aux exigences de la morale chrétienne.

Réception de la pièce
Réduite aux trois premiers actes (Molière n'avait pas eu le temps de terminer la pièce) Tartuffe fut présenté à Versailles le 12 mai 1664. Le roi et la cour accueillirent favorablement la pièce, à l'inverse des dévots. Interdite, réécrite une première fois sous le titre de Panulphe, puis une deuxième dans sa forme définitive, la pièce a mené sa carrière dès 1669 avec éclat. Le Tartuffe l'emporte sur toutes les autres pièces du répertoire de la Comédie-Française : à ce jour, elle a été représentée plus de trois mille fois.

Orgon et Tartuffe
Orgon est issu de la haute bourgeoisie. Il jouit des faveurs du roi à qui il a rendu des services importants du temps où le roi était vulnérable pendant la Fronde

Orgon, comme c'était la coutume, a choisi comme maitre de conscience un dévot qu'il a rencontré à l'église,Tartuffe. les dévots font partie de La Compagnie du Saint-Sacrement,qui est une société fondamentaliste secrète qui manipule la reine-mère, Anne d'Autriche, et dispute le pouvoir au roi.

Mais Tartuffe n'est pas un jésuite sincère, ni un intellectuel éduqué. C'est un imposteur et un hypocrite qui affecte d'être dévot et qui cache sa nature vulgaire de jouisseur . C'est un envieux et un prédateur qui complote pour posséder la femme, la fille et la fortune d'Orgon. C'est aussi un méchant qui se débarasse des hommes de la famille en volant l'héritage du fils et en faisant mettre le père de famille en prison. C'est une menace à l'ordre établi, c'est pourquoi l'intervention du roi à la fin est logique.

Orgon est obsédé par Tartuffe et son admiration pour lui est semblable à celle d'un amoureux pour l'objet de sa passion. A telle point que certaines interpretations théatrales contemporaines insistent sur le coté homosexuel de cette relation.
Il admire la foi et l'humilié de Tartuffe. Il en a fait son maitre à penser et ne voit que par lui. L'aveuglement amoureux d'Orgon est une passion incontrollée qui amène toute la famille `a sa destruction.

Dates et la genèse de l’oeuvre:
Tartuffe ou l’Imposteur est une comédie en cinq actes et en alexandrins, écrite par Jean- Baptiste Poquelin, dit Molière.

Molière l’écrit en mars-avril 1664 et la pièce est jouée pour la première fois le 12 mai 1664 à Versailles, à l’occasion des Plaisirs de l’Ile enchantée, à la demande du roi Louis XIV, alors qu’elle n’était pas encore suffisamment apprise ni répétée par les comédiens de la troupe de Molière.
On ne joue ce jour-là que les trois premiers actes de la pièce (car Molière n’avait pas encore écrit les deux derniers actes).

L’édition originale de la pièce paraît en 1669, année où elle est véritablement achevée, puis en 1682. Le texte est conservé à la Bibliothèque Nationale.

  1. Molière écrit cette pièce pour dénoncer les agissements de la Compagnie du Saint-Sacrement créée en 1627 dans un climat de tensions et de luttes religieuses.
    La Compagnie du Saint-Sacrement est violemment hostile aux Huguenots (protestants), constituée de membres de l’aristocratie et de la bourgeoisie.

    La Compagnie du Saint-Sacrement veut lutter contre les Réformés et les hérétiques, les moeurs dépravés, les débordements populaires tout en s’impliquant dans les oeuvres de charité en fondant des hôpitaux. C'est une sorte d'Inquisition.
    Elle devient vite une société secrète très influente à la cour comme dans l’armée et la magistrature. La Cabale des dévots entend dénoncer ceux qui ne se conforment pas strictement à sa morale et à son idée de la religion. Elle poursuit l’adultère, le libertinage et attaque les libres penseurs.
    La Compagnie du Saint-Sacrement est très puissante et influente parmi les gens de cour (la reine Anne d’Autriche, mère de Louis XIV la protège) et elle trouve un écho certain auprès de gens plus modestes, sincères dans leurs croyances et leur religion, qu’elle manipule en disant vouloir combattre le mal.
    Mais elle dérange les gentilhommes raisonnables (l'honnête homme) et Louis XIV finit par l’interdire, en 1666, après la mort de sa mère, Anne d'Autriche.


  2. Lorsque Molière écrit le Tartuffe au printemps 1664, la Compagnie du Saint-Sacrement s’attaque à la vie privée de Louis XIV (qu’elle juge peu conforme à la morale) et à sa maîtresse Louise de La Vallière.
    La première de la pièce, jouée durant les Plaisirs de l’Ile enchantée, fête somptueuse que Louis XIV organise à Versailles en mai 1664, connaît un vif succès auprès du roi et provoque la réaction immédiate du parti dévot, menée par Anne d’Autriche, qui se déchaîne contre Molière et obtient du roi l’interdiction de la pièce.
    Molière se défend, se justifie en expliquant les intentions de sa comédie.
    Il finit par obtenir l’autorisation que le Tartuffe soit joué, non dans les salles publiques où la troupe se produit habituellement à Paris, au théâtre du Petit-Bourbon notamment, mais dans les hôtels particuliers de l’aristocratie : chez Monsieur, frère du roi en septembre, puis plus tard, dans sa version en cinq actes, chez la Princesse Palatine.
    La tension retombe alors mais la querelle est relancée lors de la création de Dom Juan.
    Le prince de Conti, ancien protecteur de Molière, l'attaque et dénonce l’athéisme de Molière et entraîne dans son sillage l’ensemble des dévots.
    Enfin en 1665, le climat s’apaise avec la mort d’Anne d’Autriche et du prince de Conti.


  3. Louis XIV prend la troupe de Molière sous sa protection avec 6 000 livres de pension ;
    Molière de son côté modifie son Tartuffe, atténue la violence de certains propos si bien que le roi autorise à nouveau la pièce qui est jouée publiquement le 5 août 1665 et qui remporte un succès éclatant. Deux jours plus tard, elle est à nouveau interdite, censurée par l’archevêque de Paris qui menace d’excommunication quiconque voudra la lire ou la voir jouer.
    Ce n’est qu’en février 1667 que le Tartuffe sera enfin représenté.

Les personnages et la distribution lors de la création de la pièce

  • Madame Pernelle (jouée par Béjart) :
    C'est la mère d’Orgon. Elle défend Tartuffe jusqu’à la fin, persuadée que c'est un homme pieux et respectable.
    Elle ne souffre aucune contradiction, se montre autoritaire et intolérante. C'est elle qui présente les personages de la pièce:

  • Orgon (joué par Molière) :
    son fils. Marié à Elmire. Personnage colérique, emporté, irréfléchi, en proie à une passion aveugle.
    Sa mère le voit comme un homme admirable et respectable qui n'est ni apprécié ni respecté par sa famille et ses domestiques.

  • Elmire (jouée par Armande Béjart) :
    la femme d’Orgon. C’est une femme très positive et efficace, dotée de bon sens. sa belle-mère la déteste car elle la trouve trop dépensière et frivole.
    Elle la soupsonne d'être prête à tromper son mari.

  • Damis (joué par Hubert) : le fils d’Orgon. Un jeune homme brouillon et emporté, sans grand discernement ( absence de bon sense).
    Sa grand mère le trouve stupide

  • Mariane (jouée par Mademoiselle de Brie) :
    la fille d’Orgon, la soeur de Damis, timide et passive. Amoureuse de Valère.
    Sa grand mère la trouve hypocrite et la soupsonne d'être une petite sensuelle

  • Valère (joué par La Grange) :
    amant de Mariane,

  • Cléante (joué par La Thorillière) :
    beau-frère d’Orgon, et frère d’Elmire. C’est un personnage positif, calme, réfléchi qui raisonne Orgon. C'est une des voix de Molière.
    Madame Pernelle trouve que c'est un mauvais conseiller.

  • Tartuffe (joué par Du Croisy) :
    le faux dévot. C'est un escroc menteur et hypocrite.
    Madame Pernelle le trouve exceptioneel de vertu et de sagesse.

  • Dorine (jouée par Madeleine Béjart) :
    la servante de Marianne. Pleine de vie, de franchise et de bon sens. Madame Pernelle la trouve arrogante et lui reproche de ne pas savoir garder sa place de domestique.
  • Flipote: la servante de Madame Pernelle. sa maitresse la trouve idiote et peu stylée.
  • Monsieur Loyal (joué par De Brie) : un sergent royal (= la police du roi)
  • L’action se déroule à Paris dans une famille de la grande bourgeoisie.
    Le Paris du milieu du XVIIe siècle compte environ 400 000 habitants. C’est une ville pauvre et peu sûre, dont Louis XIV s’est toujours méfié et à laquelle il s’intéresse peu, lui préférant Versailles. C’est surtout Colbert qui prend en main l’aménagement de la ville et engage des travaux d’embellissement (Le Louvre et les Tuileries ou la place Vendôme) et de constructions (l’Observatoire, l’hôpital de la Salpêtrière ou l’hôtel des Invalides et l'église des Invalides construite par Mansart

  • Résumé de la pièce
    Orgon, un bourgeois parisien dont la fortune repose sur la finance et sa mère, madame Pernelle, sont sous l’influence de Tartuffe, hypocrite et faux dévot qui s’est imposé à eux comme leur directeur de conscience et leur maître à penser et qui les manipule aisément en arborant la dévotion et la piété religieuse.
    Pour confirmer leur bonne entente et lui prouver la confiance qu’il a en lui, Orgon propose à Tartuffe sa fille, Mariane, en mariage, alors que celle-ci est engagée auprès de Valère dont elle est amoureuse.

    Elmire, seconde épouse d’Orgon, est beaucoup plus jeune que son mari. Beaucoup plus sage que lui, elle démasque rapidement ce faux dévot dont elle doit repousser les avances pressantes. Pour convaincre son mari et sa belle-mère de l’hypocrisie de Tartuffe, elle lui tend un piège. (C'est la fameuse scène du mari sous la table)

    A la fin, Orgon comprend enfin son erreur mais Tartuffe veut le chasser de sa propre maison car Orgon lui a fait donation de ses biens. Pour faire chanter Orgon, Tartuffe veut le dénoncer au roi en utilisant des papiers compromettants suggérant qu'Orgon a trahi la confiance du roi.

    Mais le roi finit par pardonner à Orgon car il se souvient des services qu'il lui a rendus. Il fait arrêter Tartuffe. Le dévot est démasqué, Orgon retrouve ses biens et Mariane peut enfin épouser Valère.
    L a pièce finit bien car c'est une comédie, mais sans ce "DEUS EX MACHINA", la pièce serait une tragédie.

Thèmes abordés dans la pièce

  • L’hypocrisie
    Dans sa Préface, Molière écrit:
    Si l’on prend la peine d’examiner de bonne foi ma comédie, on verra sans doute que mes intentions y sont partout innocentes, et qu'elle ne tend nullement à jouer les choses que l'on doit révérer ; que je l'ai traitée avec toutes les précautions que me demandait la délicatesse de la matière et que j'ai mis tout l'art et tous les soins qu'il m'a été possible pour bien distinguer le personnage de l'hypocrite d'avec celui du vrai dévot.

    J'ai employé pour cela deux actes entiers à préparer la venue de mon scélérat. Il ne tient pas un seul moment l'auditeur en balance; on le connaît d'abord aux marques que je lui donne; et, d'un bout à l'autre, il ne dit pas un mot, il ne fait pas une action, qui ne peigne aux spectateurs le caractère d'un méchant homme, et ne fasse éclater celui du véritable homme de bien que je lui oppose.

    L’une des intentions de Molière est bien de dénoncer un vice (comme il le fait dans d’autres pièces), ici l’hypocrisie. Il consacre les deux premiers actes à présenter Tartuffe sans que celui-ci n’apparaisse, à travers ce qu’en disent les autres personnages.
    La plupart ne l’aiment pas et dénoncent son hypocrisie, son autocratisme, sa jalousie, sa goinfrerie, sa lubricité.
    Seuls Orgon et sa mère voient en Tartuffe un homme vertueux, humble, désintéressé.
    Lorsque Tartuffe apparaît enfin dans la scène 2 de l’acte III, les spectateurs savent qui il est vraiment et observent la double facette de ce personnage fourbe.
    L’hypocrisie est dénoncée ; reste à savoir comment l’hypocrite sera enfin confondu et chassé.
  • La religion
    Au XVIIe siècle, la religion est un sujet brûlant et avec le personnage de Tartuffe, l’hypocrite démasqué, Molière aborde un sujet qui lui vaudra l’interdiction de la pièce durant cinq ans et qui déclenchera de nombreuses polémiques et réactions hostiles.
    Pourtant on ne peut pas déclarer pour sûr que Molière est athée.
    Il faut se rappeller que les comédiens étaient excommunié par l'église.
    Mais Molière respectait les usages religieux et sociaux de son époque, communiait parfois lors des fêtes religieuses importantes, a fait baptiser ses enfants et a demandé à Louis XIV d’être le parrain de son premier enfant, Louis, né en 1664.
    Pourtant ses ennemis ont vu dans le Tartuffe une attaque contre la religion.

    Molière, notamment à travers le personnage de Cléante, le beau-frère d’Orgon, s’attaque aux excès de la religion et aux faux dévots.
    Invoquant Dieu et le ciel tout le temps, les dévots régentent le monde dans lequel ils vivent. Ils s’en approprient les biens terrestres, en utilisant des principes religieux qu’ils ne respectent pas necessairement.
    A l'inverse des dévots, Cléante incarne une religion modérée, une morale humanisme et discrète, qui ne cherche pas à asservir les autres humains

    Tartuffe, mais aussi Orgon et madame Pernelle, qui en sont les victimes consentantes, illustrent une religion pervertie, tout au service du pouvoir et de l’enrichissement.

 

  • Le mariage forcé
    Ce thème, que Molière a abordé dans plusieurs de ces pièces, n’est pas central ici. Mais il est là cependant.
    Orgon, pour plaire et "récompenser " son guide spirituel, lui propose sa fille Mariane en mariage, sans tenir compte des sentiments et de l’engagement de celle-ci.
    Molière montre que l'autorité absolue des pères sur leurs enfants ne peut pas être remise en cause. Orgon a tous les droits sur sa fille.

Pièce de la Comédie Française montée pour la Télévision avec Robert Hirch dans le role de Tartuffe et Jacques Charon dans celui d'Orgon ( voir film sur Moodle)

  1. Acte I- Scène 1 et 2 : scènes d'exposition des personages
  2. Acte I scènes 2-3-4-5 arrivé d'Orgon ( ...et Tartuffe? - le pauvre homme...) Cléante essaye de raisonner Tartuffe (5) (... c'est un homme enfin... qui comme du fumier regarde tout le monde.. et je verrais mourir frêre, enfants, mère et femme, que je m'en soucierais,,,,) ( c'est être libertin que d'avoir de bons yeux... il est des faux dévots comme il est des faux braves... Cléante ici donne le point de vue de Molière sur la religion, les dévots de coeur et les faux dévots
  3. Acte 1, scène 5 (fin)

  4. Acte II, scène 1 (Orgon veut imposer Tartuffe à Marianne)
  5. Acte II, scène 2 (Dorine (essaye de raisonner Orgon)
  6. Acte II, scène 3 (Dorine essaye de raisonner Marianne), scene 5 ( suicide) scene 6 (querelle d'amoureux - que pensez-vous de la personalité de Marianne?)
  7. Acte II scène 4 (fin) (Marianne et Valère sont réconcilliés)

  8. Acte III, scène 1 ( Damis est un idiot qui gache tout)
  9. Acte III, scène 2 arrivée de Tartuffe ( Laurent serrez ma haire avec ma discipline.... cachez-moi ce sein que je ne saurais voir...) Dorine propose a tarfuufe un entretien avec Elmire + première moitié de la scène 3
  10. Acte III (deuxième partie de la scène 3 (déclaration de Tartuffe à Elmire qui lui propose un deal)
  11. Acte III, scène 4 (arrivée de Damis qui gache tout)
  12. Acte III, scène 5 (arrivée d'Orgon -Tartuffe avoue ... je suis un méchant, un coupable)

  13. Acte IV, scènes 6 -7 + Acte IV scene 1 (Damis gache tout)... je suis un méchant un coupable...vous demeurerez, il y va de ma vie... je veux qu'avec elle en toute heure on vous voit
  14. Acte IV, scène 1 (Cléante plaide la cause de Damis aupres de Tartuffe)
  15. Acte IV, scène 2,3 (Marianne plaide sa cause et propose d'aller au couvent) (Elmire ... je veux une vertue qui ne soit point diablesse... et propose de dévoiler qui est le vrai Tartuffe )
  16. Acte IV, scène 4 , 5
  17. Acte IV, scène 5, 6 (Elmire séduit Tartuffe)
  18. Acte IV, scene 7, 8

  19. Acte V scène 1, 2, 3 (ironiquement madame Pernelle ne croit pas que Tartuffe est coupable) + scene 4 (première partie)
  20. Acte V scene 4 (deuxieme partie), 5, 6,7, (Coup de théatre, le roi aime la justice et renverse la situation= flatterie de Moliere à Louis XIV

Quelle est la différence entre les Jésuites et les Jansénistes?

Les Jésuites = la Compagnie de Jésus
C'est un ordre religieux masculin de l'Eglise catholique, fondé par saint Ignace de Loyola en 1534 et confirmé par le pape Paul III en 1540. La devise de l'ordre est "Ad majorem Dei gloriam" ("Pour la plus grande gloire de Dieu").
Son objet est le développement de l'Eglise par le prêche, l'éducation et l'accomplissement de toute tâche jugée urgente par l'Eglise.

Les Jésuites prêchent le libre-arbitre
un jésuite est un religieux de la Compagnie de Jésus, mais c’est aussi le nom que l’on donne aux Hypocrites
le style jésuite est l’architecture religieuse de la Contre-Réforme. La Compagnie a compté parmi ses membres de nombreuses personnalités marquantes du XVIIe siècle :
Bossuet, qui tenta de limiter le libertinage de Louis XIV et poussa Louise de La Vallière à entrer au couvent ;
Vincent de Paul ; prêtre, canonisé en 1737,
le prince de Conti après sa conversion vers 1655 à la suite d'une vie débauchée ;
le prélat François Fouquet, frère du surintendant Nicolas Fouquet, lequel soutenait financièrement la Compagnie de Jésus

 

Les jansénisme
C'est un mouvement religieux, puis politique, qui se développa aux XVIIe et XVIIIe siècles, principalement en France, en réaction à certaines évolutions de l'Église catholique, et à l'absolutisme royal. Il est basé sur la doctrine de Jansénius sur la grâce et la prédestination.
Commencé sous Louis XIII et Louis XIVe, le jansénisme fut d'abord une réflexion théologique centrée sur le problème de la grâce divine, avant de devenir une force politique.
1) Théorie du libre arbitre:
malgre le péché d’Adam et Eve, l'homme a en lui la force de vouloir le bien et de pratiquer la vertu. Dieu n’intervient que rarement.
2) Théorie de la grâce:
Dieu décide à qui donner la grâce et qui doit être sauvé. Ainsi celui qui n'a pas reçu la grâce ne peut pas être sauvé.
les Jansénistes ne croit pas au libre arbitre. Ils croient à la prédestination.
Le philosophe Pascal est un janséniste célebre.
L’abbaye de port -Royal était un centre intellectuel et religieux que Louis XIV fera détruire, car il y voyait un mouvement qui défiait l’autorité de l’église et du roi
Le jansénisme s'opposa notamment à la morale jugée trop complaisante des jésuites.
Définition contemporaine: au sens figuré = grande sévérité, exagération de l'idée du devoir.

 

 

la Comedia dell'arte
article du dictionnaire Larousse
Tableau avec Molière article de Wickipedia